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Aziz Laghdir : Cégep de Rimouski
Une quantité industrielle de traverses de chemin de fer est retirée chaque année des voies ferrées pour être remplacée par de nouvelles. La plupart des installations d'entreposage ne sont pas conformes, ce qui constitue un réel danger pour l'environnement. En effet, les traverses sont fabriquées à partir de bois traité à la créosote, un produit chimique qui possède des caractéristiques toxicologiques en raison des substances qu'elle renferme, comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques qui ne sont jamais complètement fixés au bois. Le SEREX œuvre dans le développement d'une nouvelle technologie de décontamination des traverses usagées pour une valorisation permettant de leur donner une seconde vie. La technologie proposée repose sur un procédé de traitement thermique sous vide partiel. Le bois étant placé entre deux plaques d'aluminium chauffées, sa température peut atteindre jusqu'à 220 °C. De telles conditions permettent d'amorcer le processus de décontamination qui consiste à la réduction, voir l'élimination, de la plupart des composés de la créosote. Les résultats obtenus ont démontré clairement le potentiel du traitement. Dans certaines conditions, le taux de décontamination peut atteindre jusqu'à 90 %. D'un point de vue apparence, le bois décontaminé possède une couleur brunâtre très foncé. Cependant, le traitement peut occasionner l'apparition de petites fissures sans toutefois affecter considérablement les propriétés mécaniques.
Par rapport aux combustibles fossiles, la biomasse forestière apparaît comme une source d’énergie écologiquement responsable. Elle est considérée par plusieurs organismes internationaux comme un outil important dans la lutte aux changements climatiques. De plus, elle représente pour de nombreux acteurs et décideurs locaux une occasion de développement régional, de revitalisation du secteur forestier et de participation au commerce international. En outre, bien que la biomasse forestière soit parfois considérée comme une simple forme glorifiée de bois de chauffage, ses utilisations potentielles peuvent en fait être nombreuses, à la fois pour la production d’énergie (sous forme solide et liquide), de matériaux et de bioproduits aux multiples applications. Par contre, ces dernières années, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le développement de la filière de la biomasse forestière au Québec, au Canada et dans le monde. Son potentiel d’atténuation des émissions de gaz à effets de serre dans la lutte aux changements climatiques est le sujet de nombreux débats, débats qui sont passés de l’arène scientifique à l’arène politique. De plus, pour que la biomasse soit considérée comme une ressource renouvelable, sa récolte doit se faire dans un contexte d’aménagement forestier durable. Il est donc nécessaire de comprendre, prévoir et atténuer les conséquences écologiques de sa récolte, notamment sur la fertilité des sols, la biodiversité et la productivité forestière.
Les enjeux et questions scientifiques liés à la filière de la biomasse forestière sont donc nombreux. Ce colloque couvrira les thématiques suivantes : la biomasse forestière dans la lutte aux changements climatiques, le développement régional et le commerce international ; les sources, la disponibilité, l’empreinte écologique, les potentiels d’utilisation et de conversion de la biomasse forestière.
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