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Rémi Léger : Simon Fraser University
Dès ses premières interventions publiques, la Fédération des francophones hors-Québec (FFHQ) était très politisée et suggérait des pistes pour le renouvellement des institutions fédérales de manière à ce que les communautés francophones minoritaires y soient mieux représentées. Elle était aussi très revendicatrice en ce qui a trait à la promotion et à la protection des minorités. Dans un contexte où une réflexion s'est amorcée quant à une réforme des institutions fédérales, notamment le Sénat, où l'on assiste à une recrudescence des revendications nationalistes chez les Peuples autochtones et du discours sur la reconnaissance de la nation québécoise, et où la réduction des dépenses et la dévolution de services sont à l'ordre du jour, il est intéressant d'aller voir comment la FFHQ se positionnait déjà dans ces débats à l'époque de ses premiers rapports. Cette communication cherche à répondre à la question suivante : Vaut-il la peine de réactualiser les contributions de la FFHQ pour éclairer sous un nouveau jour l'étude de la francophonie canadienne? Du coup, nous insisterons sur les modalités de production du savoir scientifique sur la francophonie canadienne en livrant un témoignage plus prescriptif sur le rôle des chercheurs dans l'arène publique.
Dans le cadre de leur colloque annuel, l’Association des universités de la francophonie canadienne (AUFC) et le Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne (RRF) proposent une réflexion sur les rapports que la recherche sur la francophonie canadienne entretient avec les communautés francophones. Il s’agira plus précisément de s’attarder aux modalités de construction et de diffusion du savoir sur la francophonie canadienne, un savoir caractérisé notamment par des ancrages minoritaire, culturel, communautaire, institutionnel et juridique. Quatre approches analytiques seront privilégiées, soit :
1) La place du chercheur dans les débats publics : quelle est l’importance, la pertinence ou la nature des interventions des chercheurs universitaires dans les débats publics sur la francophonie canadienne?
2) Les enjeux de l’exiguïté dans le milieu de la recherche : quels sont les effets et les enjeux de la proximité entre les chercheurs et leur objet d’études? En quoi la superposition des rôles de chercheur et d’acteur communautaire vient-elle modifier la production du savoir, ou encore, la nature des savoirs produits?
3) La portée du savoir sur la francophonie canadienne : quelle originalité les études sur la francophonie canadienne présentent-elles? Vers quels interlocuteurs les chercheurs de la francophonie canadienne pourraient-ils se tourner pour renouveler leurs réflexions sur les communautés minoritaires?
4) Le point de vue de la communauté à l’égard de la recherche : quelles sont les attentes des communautés franco-canadiennes envers le milieu universitaire? Ces attentes sont-elles différentes à l’égard des chercheurs originaires des communautés franco-canadiennes? Quel impact la recherche universitaire a-t-elle sur la perception que les communautés franco-canadiennes ont d’elles-mêmes?
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