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La place des archives et des archivistes dans la pratique de l'histoire régionale au Québec

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Donald O'farrell : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

L'utilisation des archives est confrontée à des difficultés qui relèvent tantôt de la méconnaissance des lieux ou des sources, tantôt des interventions archivistiques menées dans les institutions publiques et privées au Québec. Ces difficultés sont cependant à géométrie variable, là où des pratiques historiennes et archivistiques interagissent en réseau. Dans cette perspective, notre communication veut montrer que l'utilisation des archives pour l'histoire régionale passe par la valorisation des lieux et des sources, des pratiques et du travail conjoint des acteurs.

Notre état de situation va s'articuler autour de quatre considérations. D'abord, la valorisation des pratiques historiennes et archivistiques passe par une connaissance appropriée des lieux de conservation du patrimoine documentaire. Ensuite, cette valorisation dépend beaucoup de la connaissance des sources et de leur potentiel d'exploitation. Et puis, l'évaluation et la description des archives, ce que les historiens appellent « la publication des fonds d'archives », ne répond que partiellement aux exigences méthodologiques et épistémologiques. Enfin, la multidisciplinarité et la complémentarité des champs scientifiques inscrites dans des réseaux de collaboration déjà existants apportent des dividendes à la pratique de l'histoire au Québec. Nous adhérons à cette idée d'un état des lieux des besoins de l'histoire régionale juxtaposés aux pratiques archivistiques pour mettre en valeur le patrimoine documentaire régional.

Résumé du colloque

Souvent négligée, l’histoire régionale constitue pourtant une pratique essentielle et intrinsèquement liée à la construction d’une histoire dite « nationale ». En marge du débat entre la petite et la grande histoire, la pratique de l’histoire régionale en tant que telle demeure somme toute assez mal définie, à la fois dans ses finalités, ses paramètres d’analyse et ses pratiques concrètes. Entre le récit des figures et événements du local, l’explication de l’origine des toponymes, la mise en forme des témoignages ethnographiques, la publication de fonds d’archives inédits et les démarches de patrimonialisation, l’histoire régionale reste un objet multiforme. Obéissant à des règles méthodologiques et épistémologiques qui lui sont propres, elle n’en participe pas moins à définir une culture historique publique et à orienter les enquêtes produites dans un cadre proprement universitaire.

Le colloque suggéré propose ainsi de faire un état des lieux de cette pratique d’histoire régionale, notamment par la mise en relief de la variété des pratiques et de ses objets. Les propositions de communications pourront s’insérer à l’intérieur de l’un des axes suivants :

La construction d’une histoire locale et régionale : ses fondements, ses fonctions identitaires d’hier à aujourd’hui.

Les artisans de l’histoire régionale : les acteurs privés (chercheurs autodidactes, universitaires et professionnels) et institutionnels (institutions publiques, organismes communautaires et culturels), les collaborations, la variété des perspectives disciplinaires mises à contribution (géographie, ethnologie, histoire, archéologie, archivistique, etc.).

Les matériaux de l’histoire régionale : les objets; les types de sources dépouillés ou à investir dans le futur.

La production de l’histoire régionale : la variété des échelles et les thèmes de prédilection; le rôle structurant du patrimoine; les pratiques de rédaction et les enjeux liés à la diffusion; les travaux marquants des dernières décennies.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 26 mai 2015

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