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La répétition répétitive ou comment reprendre la reprise dans La reprise de Søren Kierkegaard

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Valérie Roberge : Université Laval

Résumé de la communication

Le jeu qu'il y a entre la forme et le fond semble une idée de fond de l'œuvre entière de Søren Kierkegaard, il suffit de penser à la présence de ses nombreux pseudonymes et à l'importance qu'une grande majorité de ceux-ci accordent à l'atmosphère. Celle-ci peut se comprendre comme tout ce qui entoure le récit, le lieu, le contexte, les émotions des personnages et celles du lecteur. Ainsi l'expérimentation formelle de l'œuvre va de pair, souvent directement, avec la recherche conceptuelle de celle-ci.

C'est cet amalgame que nous nous proposons de visiter dans cette courte présentation en prenant appui sur le texte même de La reprise et de son contenu conceptuel : la reprise ou la répétition. Puisque le livre lui-même à sa lecture nous invite à le recommencer, à le relire tout en développant le concept de farce en nous montrant ce qu'est une farce. Il est intéressant de s'y attarder plus amplement en découvrant au fur et à mesure qu'elles sont les moyens employés par Kierkegaard grâce à son pseudonyme Constantin Constantius pour parvenir à cette possibilité de la reprise, tant physique que conceptuelle.

En dernier lieu, nous proposons d'examiner la notion conceptuelle de « reprise » et ce qu'elle apporte de nouveau voire de différent dans le cadre d'une pensée existentielle qui sortirait de par son point de vue de la simple théorie.

Résumé du colloque

L’expérience trouve son origine dans la connaissance sensible. Elle est particulière à chacun, et pourtant elle conduit à la connaissance scientifique universelle. Sans le secours du langage, elle reste inaccessible, mais le langage lui-même semble provenir d’elle. Données à jamais privées ou clef de voute de toute connaissance possible, la question de l’expérience est au centre d’une multitude de théories philosophiques fondamentales.

Toute personne ayant acquis un niveau d’expérience pertinente reconnu est considérée comme un expert, mais à quoi tient l’expertise? Qui sont les experts et qu’implique la détermination de leur statut épistémologique? Selon quel critère la communauté fait-elle d’un individu un expert? Quels droits et privilèges exerce-t-il dans une société démocratique? La question de l’expertise, bien qu’au centre du domaine de l’épistémologie, peut être abordée tant par le féminisme, par la philosophie des sciences, que par la philosophie politique.

Quant à l’expérimentation, elle désigne une expérience d’un type particulier : une expérience que l’on contrôle et réalise afin de « régler » certaines questions. L’expérimentation est une méthode puissante pour guider la connaissance et l’action. Toutefois, le lien qu’elle entretient avec la théorie dont elle découle est complexe. Les inférences sous-jacentes sont-elles toujours légitimes et suffisantes? De plus, les conditions des expérimentations soulèvent de graves questions éthiques. Qu’elles impliquent des sujets humains ou animaux, les expérimentations pharmaceutiques, par exemple, réduisent ces êtres à des outils scientifiques et peuvent dépasser une barrière éthique sous le couvert d’objectifs médicaux touchant une plus grande masse.

Le thème que représente la combinaison des concepts d’expérience, d’expertise et d’expérimentation que propose la Société de philosophie du Québec pour son congrès 2015 peut être déployé de manière multiple et propre à interpeller tous les champs de la philosophie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 26 mai 2015

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