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Mélanie Descamps : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

La prise du β-bloqueur propranolol lorsqu’un souvenir traumatique est réactivé, peut bloquer sa reconsolidation et diminuer les réponses physiologiques au souvenir traumatique. Aucune étude n’a encore utilisé de groupe contrôle afin de vérifier qu’il s’agit de l‘effet du blocage de la reconsolidation. L’objectif de cette étude est de déterminer si la réduction des réponses physiologiques aux détails du trauma est due au blocage de la reconsolidation par le propranolol. Le devis est 2 (réactivation : oui vs non) x 2 (médicament : propranolol vs placébo). Les participants (N=34) souffrant d’ÉSPT ont reçu une séance de traitement par blocage de la reconsolidation. Une semaine après, les réponses physiologiques aux détails du trauma ont été mesurées. Les ANOVAs n’ont révélé aucun effet principal du médicament ou de la réactivation pour la fréquence cardiaque (FC), la conductance de la peau (CP), et l’électromyogramme (EMG) du muscle corrugator (EMGc) et frontal (EMGf). Comme prédit, l’interaction réactivation et propranolol a été obtenue pour FC, F(1, 30)=5.28, p=.029, ηp2= 0.15; EMGc, F(1, 30)=6.60, p=.015, ηp2=0.18; et EMGf, F(1, 30)=4.37, p=.045, ηp2=0.13; mais pas pour la CP. Ces résultats suggèrent que le propranolol ou la réactivation pris séparément n’ont pas le même effet thérapeutique que lorsqu’ils sont combinés. Ce résultat offre un espoir pour l’utilisation du blocage de la reconsolidation comme nouveau traitement de l’ÉSPT.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
news icon Domaine de la communication :
Neurosciences, santé mentale et toxicomanie
section icon Date : 26 mai 2015

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Domaine de la communication :

Neurosciences, santé mentale et toxicomanie