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Christopher Bryant : Université de Montréal
La résilience face aux changements climatiques (CC) demande des actions pour la construire et l'améliorer qui doivent être intégrées dans un processus de réflexion et de planification stratégique holistique afin de leur accorder l'importance qu'elles méritent. Dans ce contexte, nous sommes en droit de nous interroger : qui peut prendre des initiatives pour lancer ces processus ? Qui est en mesure d'assumer le leadership pour lancer des actions plus ciblées ? Le leadership n'est pas uniquement l'apanage avec des personnes positionnées au sommet d'une hiérarchie, ex. le maire, les élus, etc. De tels processus ont été lancés dans de nombreux territoires à travers le Canada par des acteurs non associés avec des gouvernements locaux ou régionaux. Dans le contexte du développement durable, le leadership demande aux «leaders» à reconnaître qu'il faut responsabiliser d'autres acteurs, citoyens compris, pour assumer le leadership des autres actions et processus dans le cadre d'une orientation stratégique particulière, ex. Renforcer la résilience face aux CC. Ce raisonnement est basé sur les principes du développement durable qui demande une reconnaissance de l'apport de chaque acteur/groupe d'acteurs et la compréhension des intérêts de chaque personne impliquée. Il est important de responsabiliser d'autant de personnes que possible et de ne pas se concentrer sur les élus et le personnel professionnel – donc, la construction d'un leadership décentralisé et au final, une nouvelle gouvernance.
S’insérant dans une réflexion plus large sur le développement régional et territorial, ce colloque traite de l’apport de la recherche partenariale aux questions soulevées par les effets des changements climatiques en zones côtières et riveraines. Cette proposition s’inscrit dans le cadre de l’Alliance de recherche universités-communautés–Défis des communautés côtières (ARUC-DCC) de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent à l’heure des changements climatiques, dont les objectifs sont le renforcement des capacités de gouvernance et de résilience des collectivités côtières et riveraines.
Outre les résultats des processus d’accompagnement des collectivités dans l’élaboration de leurs plans d’adaptation, de résilience ou stratégique, nous présenterons les résultats originaux de l’étude longitudinale qui a été lancée par suite des grandes tempêtes de 2010. Cette étude cherche à comprendre les représentations sociales des effets des changements climatiques et environnementaux, et à mesurer les capacités de résilience en termes d’adaptation, d’auto-organisation, d’innovation sociale, d’acceptation, de recouvrement et d’apprentissages collectifs. Couvrant les territoires du Québec et du Nouveau-Brunswick, notre recherche nous permet d’effectuer une comparaison des résultats entre ces deux provinces et, ainsi, de tirer des leçons relatives aux modes de gestion et de gouvernance, et à la recherche partenariale pour traiter des problèmes d’adaptation.
Enfin, dans ce colloque, les fruits de la collaboration entre les chercheurs et les partenaires de terrain (outils, transfert, suivi, bonnes pratiques, etc.) seront présentés aux fins de discussion. Ces échanges permettront de consolider une vision interdisciplinaire des problèmes complexes engendrés par les changements climatiques pour les acteurs et les collectivités locales.
Thème du colloque :