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Le rôle de la flexibilité institutionnelle dans un processus de participation publique : le cas du Comité scientifique et d'aménagement de la forêt Montmorency

ÉB

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Édouard-Julien Blanchet : Université Laval

Résumé de la communication

Les processus de participation publique engendrent des dynamiques relationnelles complexes qui sont en constantes renégociations entre les acteurs. Quoique de tels processus sur le long terme soient souvent mis sur pied et supervisés par des acteurs clefs, chaque acteur y participe aussi suivant ses propres intérêts. Les caractéristiques de l'architecture institutionnelle, c'est-à-dire les règles de fonctionnement du processus, deviennent alors des éléments déterminants de la participation. Au sein de cette communication, je tenterai d'abord de définir ce qu'est un cadre flexible afin de pouvoir ensuite discuter de son articulation avec les autres caractéristiques d'un processus soient : les intérêts en présence, la confiance entre les acteurs et les relations qu'entretiennent les acteurs avec des processus parallèles. À partir de l'étude de la participation de la Nation huronne-wendat au Comité scientifique et d'aménagement de la Forêt Montmorency, je m'intéresserai plus particulièrement au rôle que joue la flexibilité organisationnelle dans le développement d'une confiance inter-acteur. L'interdépendance entre les acteurs apparaitra comme une caractéristique relationnelle souvent garante de la satisfaction des intérêts des acteurs à un processus de participation.

Résumé du colloque

L’étude de la participation des Premières Nations dans le secteur forestier canadien a connu des avancées considérables au cours de la dernière décennie, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités d’analyse comparative aux chercheurs. Ce colloque, faisant suite aux colloques semblables tenus aux congrès de 2010 et 2013, vise à examiner les tendances de l’évolution du rôle de Premières Nations dans la gestion des territoires forestiers. Nous notons particulièrement la diversité des formes que peut prendre cette participation ainsi que leurs défis et leurs opportunités, de même que plusieurs dynamiques sociales observées au sein même de ces nouvelles pratiques. De plus, nous remarquons une diversité des méthodologies et une reconnaissance de l’importance des équipes et des approches multidisciplinaires.

Ce colloque explorera la participation autochtone à la gestion du territoire forestier, défini comme espace naturel, institutionnel et procédural où les Premières Nations et les agents étatiques et industriels tentent de négocier les termes d’une collaboration. Les modes participatifs de gestion du territoire n’existent pas indépendamment les uns des autres, et nous voyons émerger diverses stratégies pour souligner les valeurs autochtones, notamment face à ceux de l’État et de l’industrie. Les conférenciers à ce colloque s’intéresseront à mieux comprendre ces articulations à partir de données empiriques détaillant l’évolution des formes de participation pour une communauté ou une nation donnée, ou encore en traitant des rapports qui existent entre divers processus contemporains impliquant cette communauté ou cette nation. En outre, il sera question des processus consultatifs, de la cogestion, de la certification forestière, de l’entrepreneuriat forestier autochtone et des démarches juridiques de revendication et d’affirmation des droits des Premières Nations.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 26 mai 2015

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