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Les anglophones des Îles-de-la-Madeleine face à une mer de changements : une enquête ethnographique

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Roberta Robin Dods : Department of Community, Culture and Global Studies (CCGS) Irving K. Barber School of Arts and Science University of British Columbia, Okanagan Campus

Résumé de la communication

Cette recherche met en lumière un ensemble de préoccupations au sein des communautés anglophones issues des populations insulaires et côtières qui sont aux prises avec les changements climatiques. Elle compare de nouvelles données avec celle d'une recherche précédente, menée en 2011, et portant sur trois régions du Québec : la vallée de la Châteauguay/Covey Hill, dans le sud-ouest du Québec, les Cantons-de-l'Est, et les Îles-de-la-Madeleine du Golfe du Saint-Laurent. La recherche comportait des éléments d'auto-ethnographie et a examiné les liens de parenté afin d'acquérir une compréhension des structures communautaires historiques et actuelles. La première analyse (en 2011) de ces trois régions a révélé des réalités différentes, notamment que les communautés sans littoral bénéficiaient de certains avantages découlant de la proximité des grands centres urbains. À la suite d'un terrain de recherche effectué auprès de communautés anglophones en déclin, notamment aux Îles-de-la- Madeleine, nous avons observé que toutes ces communautés vieillissent et doivent faire face aux nouvelles attentes des jeunes. Cette communication vise à mieux comprendre les éléments qui pourraient assurer la continuité de ces communautés prises en plein changement démographique, économique et environnementale.

Résumé du colloque

Les anglophones du Québec, malgré une langue commune, sont divisés en de nombreuses communautés et sous-groupes. Identifier les caractéristiques de ces diverses communautés d’expression anglaise représente alors un défi pour la recherche et l’action publique. En effet, les marqueurs identitaires liés à la langue s’accompagnent souvent d’autres marqueurs parfois plus significatifs pour les individus. Ces marqueurs peuvent être liés au sentiment d’appartenance à un groupe culturel (p. ex. : Irlandais, Pakistanais, Premières Nations, etc.), à une confession religieuse (p. ex. : juive, chrétienne, etc.) ou à un territoire (Montréal, Québec, les régions). La grande variété de situations de ces communautés est aussi attribuable à leur présence historique, ou pas, au Québec. Cette présence joue sur la force de leurs institutions, la visibilité de leurs représentants et, à travers ces derniers, sur les possibilités de dialogue avec la majorité francophone.

Malgré la complexité d’établir des critères définissant de façon univoque ces communautés, une grande tendance se dessine : celle d’une disparité toujours plus grande au fil des ans entre les anglophones de Montréal et ceux hors de la métropole. Jusqu’à maintenant, la majorité de la recherche s’est penchée sur la région montréalaise, où l’on retrouve plus de 80 % des anglophones du Québec. Notre colloque innove donc en se penchant plus spécifiquement sur les défis et les enjeux entourant le fait d’appartenir à une communauté d’expression anglaise loin de cette masse critique. Ces défis et ces enjeux touchent, entre autres, le maintien d’institutions, la capacité de se mobiliser en tant que communauté, la rétention des jeunes qui migrent vers Montréal ou d’autres villes canadiennes, l’attraction d’immigrants et l’accès à des services en anglais garantis par les lois fédérale et provinciale. Les présentations à notre colloque aborderont plusieurs de ces enjeux. L’objectif est d’offrir un meilleur portrait des communautés d’expression anglaise implantées en région et de générer une lecture critique et actuelle de leur situation.

Ce colloque est organisé par le Réseau de recherche sur les communautés québécoises d’expression anglaise et l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques.

Le colloque sera suivi d’un après-midi à Métis-sur-Mer afin d’y découvrir son patrimoine et ses institutions anglophones. Une visite guidée des Jardins de Métis est prévue, suivie d’un cocktail aux bureaux de Heritage Lower Saint Lawrence. Ce sera l’occasion de découvrir les réalités de la communauté d’expression anglaise du Bas-Saint-Laurent dans un cadre enchanteur en bord de mer. Un souper aura également lieu pour ceux qui souhaitent rester après le cocktail. L’inscription pour ces activités se fera lors du colloque (transport et frais d’admission aux Jardins non inclus). Informations : acfas2015@gmail.com.

Comité scientifique : Cheryl Gosselin, Paul Zanazanian et les organisateurs du colloque

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 26 mai 2015

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