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Dominique Morin : Université Laval
La concentration des familles avec enfant en banlieue et leurs longs déplacements entre la résidence et le travail, en passant souvent par la garderie, l’école et des commerces, sans compter les activités de loisir, suggèrent un contraste entre leur vie très prise en voiture et une vie de famille plus tranquille dans les agglomérations urbaines des régions non métropolitaines. Les parents de 49 familles rencontrés à Rimouski en 2011-12 dans une enquête sur la vie avec des enfants d’âge préscolaire partagent cette représentation qui conforte leur choix de ville. Néanmoins, lorsque nous dénombrons en entrevue leurs déplacements hors de leur MRC et de la MRC voisine de la Mitis au cours d’une année, et que nous excluons les déplacements exigés ou motivés par le travail, la plupart en rapporte plus d’une dizaine, et certains de l’ordre de 30 à 40. Plus de 60% de ces déplacements sont en tout ou en partie motivés par l’intention de rendre visite à la parenté, la plupart du temps avec tous les membres de la famille. Dans un échantillon comptant 12 familles de natifs de Rimouski, 12 de migrants natifs de l’Est du Québec et plus d’une vingtaine de parents qui ont grandi en région métropolitaine, ces quantités de déplacements varient, de même que les destinations, selon la dispersion de la parenté et la place qu’elle occupe dans leur vie. Les déplacements interurbains seront analysés comme révélateurs des solidarités familiales et d’une variété de styles de vies de famille en région.
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