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Procédé d'analyse des pratiques de communication entre l'administration québécoise et les autochtones

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Béatrice Porco : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

La communication entre les gouvernants et les gouvernés a habituellement pour objectif de créer de la convergence grâce à des stratégies discursives. Elle fait partie de la « communication publique » que tout organisme de service publique effectue pour informer son public des décisions d'intérêt général pour le faire participer à la vie collective et l'engager vers un ou des buts communs.

La relation entre les autochtones et le gouvernement du Québec se passe souvent dans des négociations. Nous chercherons les stratégies de communication discursives plutôt que les interactions durant ces négociations.

Quelles sont les stratégies de communication entre les administrations québécoises et les autochtones? Que se font et se disent-ils? Quelle est la nature de leurs stratégies? Sont-elles complémentaires ou symétriques?

Cette étude est une analyse de textes multiétagée. Pourquoi des textes? Toute organisation est constituée de conversations et de textes. Au lieu de suivre la voie des conversations (Shadowing), nous suivrons celle des textes, le tracking (suivi d'une proposition plutôt que d'un acteur). Nous choisissons cette méthodologie car elle fait ressortir le contexte et permet de mieux interpréter les textes et leur déroulement. Cette analyse inductive se déploie sur trois niveaux : pragmatique, textuelle et conséquemment thématique.

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Résumé du colloque

L’expérience trouve son origine dans la connaissance sensible. Elle est particulière à chacun, et pourtant elle conduit à la connaissance scientifique universelle. Sans le secours du langage, elle reste inaccessible, mais le langage lui-même semble provenir d’elle. Données à jamais privées ou clef de voute de toute connaissance possible, la question de l’expérience est au centre d’une multitude de théories philosophiques fondamentales.

Toute personne ayant acquis un niveau d’expérience pertinente reconnu est considérée comme un expert, mais à quoi tient l’expertise? Qui sont les experts et qu’implique la détermination de leur statut épistémologique? Selon quel critère la communauté fait-elle d’un individu un expert? Quels droits et privilèges exerce-t-il dans une société démocratique? La question de l’expertise, bien qu’au centre du domaine de l’épistémologie, peut être abordée tant par le féminisme, par la philosophie des sciences, que par la philosophie politique.

Quant à l’expérimentation, elle désigne une expérience d’un type particulier : une expérience que l’on contrôle et réalise afin de « régler » certaines questions. L’expérimentation est une méthode puissante pour guider la connaissance et l’action. Toutefois, le lien qu’elle entretient avec la théorie dont elle découle est complexe. Les inférences sous-jacentes sont-elles toujours légitimes et suffisantes? De plus, les conditions des expérimentations soulèvent de graves questions éthiques. Qu’elles impliquent des sujets humains ou animaux, les expérimentations pharmaceutiques, par exemple, réduisent ces êtres à des outils scientifiques et peuvent dépasser une barrière éthique sous le couvert d’objectifs médicaux touchant une plus grande masse.

Le thème que représente la combinaison des concepts d’expérience, d’expertise et d’expérimentation que propose la Société de philosophie du Québec pour son congrès 2015 peut être déployé de manière multiple et propre à interpeller tous les champs de la philosophie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 26 mai 2015

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