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Témoignage : un parcours libre en histoire régionale

GD

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Gaston Deschênes : Indépendant

Résumé de la communication

Depuis le milieu des années 1970, j'ai consacré la majeure partie de mes loisirs de professionnel dans la fonction publique à l'histoire régionale. C'est en répondant aux demandes de diverses organisations que j'ai été entraîné dans un parcours imprévu. Ma collaboration au tricentenaire de Saint-Jean-Port-Joli, avec la publication L'Année des Anglais qui a en résulté, m'a permis de prendre conscience des zones d'ombre qui persistent dans l'histoire de ma région. Une biographie d'un sculpteur ayant travaillé dans plusieurs églises de la région et réalisée pour le Dictionnaire biographique du Canada s'est transformée par la suite en l'un des Cahiers d'histoire de la Société historique de la Côte-du-Sud. Une conférence pour la Société Saint-Jean-Baptiste a donné lieu à un opuscule d'introduction sur la région. Une étude sur la littérature régionale commandée par l'IQRC a été le point de départ d'ouvrages sur Les origines littéraires, les Contes et légendes et Les voyageurs d'autrefois sur la Côte-du-Sud. Maintenant à la retraite, je reprends des dossiers ouverts précédemment et me consacre à deux épisodes négligés de l'histoire de la Côte-du-Sud, l'invasion américaine de 1775-1776 et les rébellions de 1837-1838. D'une collaboration à l'autre, mon parcours m'a notamment permis de réfléchir aux paramètres de ma propre démarche d'historien (sources et méthodes), mais également de repousser et de redéfinir les cadres d'un objet (l'histoire régionale) dont les frontières restent à définir.

Résumé du colloque

Souvent négligée, l’histoire régionale constitue pourtant une pratique essentielle et intrinsèquement liée à la construction d’une histoire dite « nationale ». En marge du débat entre la petite et la grande histoire, la pratique de l’histoire régionale en tant que telle demeure somme toute assez mal définie, à la fois dans ses finalités, ses paramètres d’analyse et ses pratiques concrètes. Entre le récit des figures et événements du local, l’explication de l’origine des toponymes, la mise en forme des témoignages ethnographiques, la publication de fonds d’archives inédits et les démarches de patrimonialisation, l’histoire régionale reste un objet multiforme. Obéissant à des règles méthodologiques et épistémologiques qui lui sont propres, elle n’en participe pas moins à définir une culture historique publique et à orienter les enquêtes produites dans un cadre proprement universitaire.

Le colloque suggéré propose ainsi de faire un état des lieux de cette pratique d’histoire régionale, notamment par la mise en relief de la variété des pratiques et de ses objets. Les propositions de communications pourront s’insérer à l’intérieur de l’un des axes suivants :

La construction d’une histoire locale et régionale : ses fondements, ses fonctions identitaires d’hier à aujourd’hui.

Les artisans de l’histoire régionale : les acteurs privés (chercheurs autodidactes, universitaires et professionnels) et institutionnels (institutions publiques, organismes communautaires et culturels), les collaborations, la variété des perspectives disciplinaires mises à contribution (géographie, ethnologie, histoire, archéologie, archivistique, etc.).

Les matériaux de l’histoire régionale : les objets; les types de sources dépouillés ou à investir dans le futur.

La production de l’histoire régionale : la variété des échelles et les thèmes de prédilection; le rôle structurant du patrimoine; les pratiques de rédaction et les enjeux liés à la diffusion; les travaux marquants des dernières décennies.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 26 mai 2015

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