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Frédéric Royall
Depuis le début de la crise économique en 2008 en Europe les mobilisations anti-austérité ont varié en intensité. Certains chercheurs expliquent ces divergences par des facteurs tels que la nature des appuis politiques ou la sociologie des acteurs mobilisés. À partir de concepts tirés de l’analyse des mouvements sociaux, je voudrais réfléchir au mérite des paradigmes dominants proposés comme valeur explicativede l’émergence et de l’intensité desmobilisations – et notamment celui de la structure des opportunités politiques – et prendre en compte l’utilité d’une approche moins prisées, celle du rôle des émotions (apathie, colère, désillusions, etc.).
Mon analyse porte sur le cas de la France et de l’Irlande, pays qui ont des systèmes de protection sociale très différents – corporatiste (généreux) et libéral (restreint) – et qui, selon certains observateurs, auraient dû aboutir à des logiques et à une intensité de mobilisation contrastées. Ayant mis en place des politiques de rigueur depuis 2008, ils ont pourtant dû faire face à la montée de fortes contestations de la part de leurs sociétés civiles.
Mon approche est de nature qualitative : entretiens semi-directifs avec interlocuteurs privilégiés (responsables syndicaux, militants politiques et associatifs, primo-manifestants, etc.) ; étude des données issues de la European Values Study concernant l’évolution des formes de la participation politique en Europe ; et analyse de documents produits par les mouvements protestataires.
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