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Caractérisation de la dynamique d'embouchure des ruisseaux côtiers et de leur rôle sur la dynamique morphosédimentaire des plages sableuses de la rive nord du Saint-Laurent (Québec)

TC

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Tristan Caron : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

Cette étude vise à décrire la morphodynamique des ruisseaux côtiers et de leur embouchure et à déterminer les facteurs de contrôle (débit, marnage, vagues, tempêtes, disponibilité sédimentaire, action glacielle et dérive littorale). Une analyse historique et un suivi saisonnier du positionnement des berges et des embouchures ont été menés. Divers facteurs de contrôle ont été documentés pour permettre des analyses relationnelles. La mobilité des embouchures est principalement dictée par l'action des vagues et des courants parallèles, le débit liquide et la présence de glace. La mobilité latérale des chenaux est quant à elle influencée par l'action des vagues de tempêtes et la disponibilité sédimentaire. Les ruisseaux côtiers évacuent des volumes de sédiments considérables lors des épisodes de crue et jouent ainsi un rôle prépondérant dans les bilans sédimentaires côtiers. La situation est préoccupante pour le MTQ puisque ces ruisseaux menacent la pérennité de la route 138 et qu'ils risquent d'atteindre un pouvoir morphogène accru dans un contexte de changements climatiques.

Sur la Côte-Nord du St-Laurent, de petits ruisseaux débouchent sur les estrans sableux au droit des ponceaux routiers. Ils mobilisent les sédiments de la plage et les évacuent vers le large. De même, des chenaux longent le talus côtier sur de grandes distances avant de rejoindre le golfe et engendrent de l'érosion latérale. Le rôle des ruisseaux sur la dynamique morphosédimentaire des plages demeure méconnu.

Résumé du colloque

Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec

Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.

Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.

Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 27 mai 2015

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