Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Vincent Bégin : Université de Montréal
Les problèmes des conduites (PC) (par ex., agression, bris de règles) qui surviennent à l’enfance sont reconnus à risque élevé de persistance (Moffitt, 2006). Ce risque serait cependant particulièrement accru lorsque les PC s'accompagnent de traits psychopathiques (Frick et al., 2014), qui font référence chez l'enfant à trois dimensions: insensibilité, narcissisme et impulsivité. Bien que ces trois dimensions soient corrélées, les travaux sur ces traits se sont surtout centrés sur la dimension d'insensibilité et l’on ignore jusqu’à quel point les autres dimensions contribuent à prédire la persistance des PC. L’étude porte sur cette question et a été menée auprès de 232 enfants (âge moyen: 8,51 ans ; é.t.: 0,92) ayant tous des PC à l’entrée dans l’étude. Les PC ont été mesurés avec une échelle orientée sur les critères du DSM de Achenbach et Rescorla (2001). Les traits ont été mesurés avec l’Antisocial Process Screening Device (Frick et Hare, 2001). Les parents et les enseignants ont agi comme répondants. La sévérité initiale des PC, le revenu familial, l'âge des enfants sont contrôlés dans l’étude. L’analyse de régression linéaire hiérarchique montre que parmi les trois dimensions de traits, seule la dimension d'impulsivité contribue à prédire la persistance des PC trois ans plus tard. Une meilleure compréhension de la contribution des dimensions des traits psychopathiques à la stabilité des PC est importante pour identifier des cibles potentielles d’intervention.
Thème du communication :
Domaine de la communication :