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Annie Brasseur : UQAM - Université du Québec à Montréal
Parmi les caractéristiques phonétiques distinctives du français québécois, l’affrication de /t d/ et le relâchement de /i y u/ sont reconnus comme étant déterminants pour la reconnaissance de l’accent québécois. Si plusieurs études descriptives ont relevé les différences acoustiques entre chacune des réalisations de ces phonèmes, aucune étude articulatoire n’a été menée jusqu’à maintenant et les connaissances actuelles ne permettent pas d’expliquer les facteurs qui influencent leurs réalisations.
Notre étude a pour but de décrire, par des mesures acoustiques et articulatoires, les différentes réalisations des sons alvéolaires dans les contextes d’application obligatoire des règles de l’affrication de /t d/ et du relâchement de /i y u/ en français québécois. Quarante locuteurs (québécois, algériens, français, haïtiens) ont été enregistrés à l’aide d’un articulographe AG500. Le corpus est constitué d’une phrase porteuse contenant un logatome d’une syllabe de type /C1V/ ou /C1VC2/ où C1=/ t d s z /, V=/i, y, e, ø/ et C2=/b/. Par accord inter-juges, un degré d’origine québécoise perçue est attribué à chaque production. L’analyse acoustique et articulatoire des productions, jumelée à l’origine perçue, permet de décrire les différentes réalisations et de dégager les stratégies articulatoires reliées à la perception de l’accent québécois. Cette étude fournit, pour la première fois, une description acoustique et articulatoire de deux marqueurs phonétiques du français québécois.
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