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Chantal ROBILLARD : Université Concordia
La prévalence de la participation aux jeux de hasard et d'argent en ligne dans la population adulte québécoise demeure faible selon les données d'ENHJEU-Québec (en 2012 : 1,5 % dans la population générale, 2,3 % parmi les joueurs). Cependant, comparativement aux joueurs hors ligne exclusivement, les joueurs qui jouent aussi en ligne sont plus souvent des joueurs à risque modéré ou des joueurs pathologiques probables (23 % c. 2,7 %). Ils sont aussi proportionnellement plus nombreux à déclarer d'autres conduites addictives. Enfin, les joueurs en ligne rapportent des dépenses significativement plus élevées que celles de l'ensemble des joueurs hors ligne. La notion du temps devient aussi source de préoccupation. Ces données nousamènent à questionner comment la translation des JHA vers Internet peut représenter un risque additionnel de développer des problèmes de jeu. Comment les problèmes de JHA en ligne se comparent-ils ou pas aux autres problèmes associés à Internet? Comment la prévention et le traitement peuvent tenir compte de cet environnement en ligne et des risques spécifiques qu'il représente? À l'aide des résultats de deux enquêtes populationnels de ENHJEU-Québec menées auprès d'échantillons aléatoires représentatifs de la population du Québec (2009 : 11 88, 2012 : 12 008), la discussion visera à identifier les enjeux que pose internet à la recherche, à la prévention et au traitement des problèmes de JHA.
Internet et les autres technologies de l’information et de la communication (TIC) ont révolutionné tous les champs de connaissances en permettant l’accès à des ressources de plus en plus nombreuses, une tendance qui se manifeste aussi dans le domaine de la santé des populations. Ils sont souvent utilisés par les différents segments de la population à la recherche d’informations sur la santé (habitudes de vies, santé physique, mentale et sexuelle, alimentation, relations interpersonnelles et sociales, etc.) alors que les praticiens et les intervenants y ont recours pour diffuser des conseils et des programmes de prévention, d’intervention et de promotion touchant les divers enjeux de santé.
Les dispositifs synchrones et asynchrones utilisés comprennent les forums de discussion, les babillards questions et réponses, les blogues, le clavardage en direct, les applications mobiles et les réseaux sociaux.Toutefois, dans ce vaste univers du cyberespace, les pratiques et les expériences liées à ces usages de la part des individus et des intervenants restent encore peu documentées et peu évaluées. Quels sont les acteurs à l’origine de ces interventions? Quels sont les domaines et les populations ciblés, les objectifs visés et les plateformes privilégiées? Quels sont les enjeux éthiques et déontologiques? Enfin, quelles sont les interventions qui semblent les plus efficaces et comment s’articulent-elles aux modes plus traditionnels d’action en présentiel?
Ce colloque, qui réunira chercheurs, étudiants et praticiens, a pour objectif de présenter les différentes expériences de soutien en ligne par les pairs et par les professionnels de la santé publique et du réseau communautaire au Québec, de cerner plusieurs des enjeux communs et les stratégies de mise en place de ces interventions au plan de leur conception, de leur mise en œuvre, de leur impact et de leur évaluation et ainsi d’identifier des pistes de réflexion qui pourraient orienter des recherches futures.
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