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Caroline Pinsonnault : UQAR - Université du Québec à Rimouski
À ce jour, peu d'études sur l'aléa érosion côtière tiennent compte de la géomorphologie de l'estran. Son influence sur l'aléa érosion n'a d'ailleurs jamais été quantifiée au Québec. Cette étude vise à déterminer si l'une ou plusieurs des caractéristiques géomorphologiques de l'estran ont une influence significative sur la vitesse de recul de la côte pour les côtes meubles et rocheuses entre Pointe-au-Père et Grosses Roches (rive sud du Saint-Laurent). Une typologie des estrans a été développée en fonction des caractéristiques géomorphologiques (p. ex. composition, largeur, granulométrie) pouvant affecter l'hydrodynamique des vagues. La segmentation et la caractérisation de l'estran selon cette typologie ont été réalisées par photo-interprétation et vérifications sur le terrain. Des données LiDAR ont ensuite permis de générer des profils d'estran aux 50 m, puis de calculer la pente, la largeur ainsi que la rugosité de l'estran. Pour chaque type de côte, ces caractéristiques ont été comparées avec les taux d'érosion de 1963-2009, 1963-2012 et 2009-2012 afin de souligner les corrélations existantes. Les premiers résultats avec le taux de 2009-2012 montrent une relation entre la largeur du haut estran et le taux d'érosion; plus il est étroit, plus l'érosion est importante. Les conclusions de ces analyses contribueront à améliorer la cartographie des risques d'érosion sur les côtes du Québec maritime et à une meilleure compréhension de la dynamique côtière de la région.
Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec
Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.
Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.
Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.
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