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Étalement urbain ou gentrification des banlieues? Le facteur « vie culturelle » dans les choix de localisation résidentielle en banlieue éloignée

HB

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Hélène Bélanger : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

En 2013, le New York Times a publié un article intitulé Creating Hispturbia sur le soi-disant exode des Brooklynites trentenaires avec enfants vers une poignée de petites villes de banlieues éloignées de New York. Ces banlieues concentreraient des attributs qui ont fait de Brooklyn « l'épicentre du cool », tels que cafés, boutiques d'artisanat et activités culturelles, permettant ainsi de reproduire certains aspects de leur expérience urbaine. L'article a été vivement critiqué pour son caractère anecdotique; les scènes culturelles de certaines villes en périphérie des métropoles prospéraient bien avant que les médias ne s'emparent de ce phénomène. Il reste que cet article souligne l'importance du facteur « vie culturelle » dans les choix de localisation résidentielle des ménages.

Dans la grande région montréalaise, on observe un phénomène s'y apparentant. Certaines banlieues attirent une population aux caractéristiques des gentrifieurs, incluant de nombreux artistes. Très impliquée dans son milieu de vie, elle participe activement à la vie culturelle de ces banlieues éloignées, les rendant, dans une certaine mesure, non seulement autonomes de la ville-centre et de ses quartiers centraux gentrifiés, mais également attractives pour les résidents. Cette communication présentera les premiers résultats d'une étude exploratoire sur le facteur « vie culturelle » dans les choix de localisation résidentielle des artistes du pôle L'Assomption/Joliette, dans la région de Lanaudière.

Résumé du colloque

Dans le cadre du 83e Congrès de l’Acfas, nous souhaitons répondre à l’appel des organisateurs à sortir des sentiers battus en proposant de réunir chercheurs et acteurs du développement afin de discuter de la place de la qualité de vie culturelle dans le choix d’établissement et d’attachement au lieu de résidence, et ce, hors des grands centres urbains. Une telle réflexion est d’autant plus pertinente que le colloque de l’Acfas se tient cette année à Rimouski, ville régionale reconnue pour son dynamisme culturel, ce qui en fait un cas d’étude pertinent.

D’une part, la vie culturelle rimouskoise se présente comme étant particulièrement vivante et dynamique, et d’autre part, de plus en plus de jeunes urbains décident de s’établir à Rimouski en raison de la proximité de la nature, notamment, mais également en raison de la vie culturelle. Dans cette optique, nous désirons nous interroger sur le lien qui semble se dessiner ici, soit le fait de choisir un lieu de résidence non pas uniquement en fonction d’un travail ou de liens familiaux, mais aussi en fonction de la vie culturelle locale. Il est également utile de se demander si la situation est la même dans d’autres régions et quelles sont les réalités ailleurs.

Enfin, nous désirons engager une réflexion qui remet en contexte l’importance de la culture par rapport au développement des villes régionales, à l’heure où les discours sur l’austérité et les compressions budgétaires menacent la pérennité de certaines institutions et, par le fait même, la culture et le développement des régions.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 27 mai 2015

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