Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Nancy Granger : Université de Sherbrooke
Depuis près de dix ans, le MELS (2006) subventionne une mesure de soutien en salle de classe visant à répondre aux besoins des élèves à risque ou HDAA intégrés en classe ordinaire au secondaire. Or, pour y arriver les enseignants titulaires et leurs collègues enseignants-ressources sont amenés à tisser des liens pour mieux définir les actions à valoriser pour guider les élèves vers la réussite scolaire. Notre présentation porte sur un dispositif d'accompagnement (Granger, 2012) des enseignants inspiré des zones d'échanges professionnelles (Bresler, 2004) ayant pour finalité l'explicitation des besoins, le partage de connaissances et ultimement, l'identification des interventions pertinentes pour chaque catégorie d'acteurs. Depuis 2008, des groupes de discussions et des entrevues semi-dirigées ont servi à documenter nos démarches de recherche-action. Les énoncés recueillis ont été catégorisés et analysés grâce au logiciel QDA miner. Des résultats obtenus seront dégagées trois sphères d'intervention graduées qui balisent la fonction d'enseignant-ressource et qui proposent un canevas pour un étayage des pratiques inclusives au secondaire (Granger et Dubé, 2014).
L’inclusion scolaire est souvent définie comme une philosophie et un ensemble de pratiques pédagogiques permettant à tous les élèves d’apprendre et de pleinement participer à la vie de l’école. L’inclusion n’est pas une focalisation sur un ou des élèves pour qui le curriculum est adapté et à qui un travail différent ou une assistance supplémentaire sont donnés. Ce ne serait également pas une manière d’assimiler les élèves à besoins spécifiques aux formes scolaires classiques. Il s’agirait plutôt d’un processus (et non un état) dans lequel l’école essaie de répondre aux besoins de tous. L’inclusion scolaire supposerait donc un changement paradigmatique par le transfert à l’école ordinaire des besoins particuliers de l’élève. Ainsi, ces changements ne concerneraient pas uniquement les pratiques des enseignants mais l’ensemble des dimensions scolaires.
Dans le cadre de ce symposium, on traitera des implications relatives à l’émergence de l’inclusion scolaire en utilisant le concept de dispositif (Foucault, 1977; Tremblay, 2012). Une analyse des transformations induites par l’inclusion scolaire sera le point central du colloque pquisque en rapport aux six composantes d’un dispositif : 1) les objectifs et finalités; 2) la population; 3) les ressources (qualité, quantité, organisation); 4) les actions prévues et entreprises; 5) les effets (efficacité, efficience, fiabilité, impacts); et 6) l’espace-temps.
Ces six composantes subissant une transformation profonde seront analysées sous deux axes comparatifs (le temps et l’espace). En ce qui concerne le premier axe, nous analyserons les transformations dans le temps induites par ce passage à l’inclusion scolaire. Pour le second axe, nous nous baserons sur des exemples issus de différents contextes scolaires (Québec, Suisse, Belgique et France) pour illustrer ces transformations. À cet effet, nous nous appuierons sur les résultats de différents travaux menés dans ces pays dans une confrontation des contextes éclairant les enjeux de l’inclusion.
Titre du colloque :
Thème du colloque :