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Carol-Anne VILLENEUVE : Université de Montréal
L'ascaris du raton laveur (Baylisascaris procyonis) est un parasite dangereux. Les risques de contracter la baylisascariose sont nombreux, puisqu'ils sont présents partout où l'être humain est exposé d'une façon directe ou indirecte à des ratons laveurs infectés. Sachant que des milliers de campeurs visitent annuellement le parc national d'Oka, il nous est apparu opportun d'étudier l'impact de la présence humaine sur la dynamique de la population du raton laveur (Procyon lotor) comme vecteur potentiel de la baylisascariose. Les hypothèses sont les suivantes : la disponibilité des ressources alimentaires apportées par le campeur influence positivement la densité de P. lotor; la densité de P. lotor influence positivement la contamination du parasite. Des placettes de 25 m2 (n=72) ont été mises en place à l'intérieur des secteurs de camping du parc. Les fèces de P. lotor ainsi que les indices de présences humaines ont été dénombrés, et leurs coordonnées géographiques, notées. Pour chaque placette contenant des fèces (n=36), un échantillon a été récolté et analysé en laboratoire afin de détecter la présence du parasite. Les analyses statistiques démontrent que les ressources alimentaires anthropiques influencent positivement la densité de P. lotor (R2=0,89; P<0,05) et que cette densité fait augmenter la présence de B. procyonis (R2=0,69; P<0,05). Ainsi, l'humain a un impact indirect sur la dynamique de la population du P. lotor et donc sur le potentiel zoonotique de B. procyonis.
Bien que les activités de recherche scientifique prennent racine dans une tradition disciplinaire, elles sont également ancrées dans un domaine ou même dans un secteur. De plus, elles sont menées dans un contexte qui nécessite de prendre en compte la culture institutionnelle tout en s’inscrivant à l’échelle locale, nationale, voire internationale. Pour nourrir la réflexion à cet égard, plusieurs questions seront traitées lors du colloque.
Ainsi, étant donné l’état des lieux de la recherche collégiale, comment faire coexister ou renforcer les aspects qui la façonnent? Comment la recherche subventionnée peut-elle contribuer au développement de la recherche institutionnelle? De même, comment les résultats de la recherche et de l’innovation peuvent-ils influer sur l’enseignement? Par ailleurs, comment le développement de la recherche dépend-il de celui de l’établissement collégial où elle est menée?
Ces questions seront abordées notamment du point de vue d’acteurs en provenance de plusieurs établissements ou regroupements. De très nombreux exemples portant sur les pratiques et présentant des plans de développement de la recherche ou illustrant l’interdépendance entre les types de recherche seront proposés. Enfin, de manière à saluer la contribution spécifique des quatre établissements d’enseignement collégial de la région du Bas-Saint-Laurent, hôtesse du 83e Congrès de l’Acfas, leurs réalisations et leurs visées seront particulièrement mises en valeur. Cette dimension sera étendue pour englober aussi l’apport du cégep de la Gaspésie et des Îles, compte tenu de la carte des établissements d’enseignement supérieur au Québec. Bref, où, quand, comment et pourquoi intervenir de façon que les aspects interférant dans l’enracinement et le déploiement de la recherche se nourrissent les uns les autres, forgent ou renforcent des réseaux et traduisent significativement toute la richesse de la collégialité?