pen icon Colloque
quote

Évaluer la submersion côtière par l'intégration du déferlement des vagues

DD

Membre a labase

David Didier : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

La méthode classique de cartographie de la submersion consiste en une analyse des récurrences de surcotes sur une série temporelle de niveaux marégraphiques. Cette méthode ne considère pas l'effet des vagues et de la géomorphologie, ce qui peut entraîner une sous-estimation des zones à risque de submersion. Afin de mieux comprendre l'effet de ces composantes, une étude a été réalisée à la suite de la submersion du 6 décembre 2010. Celle-ci a mis en évidence la relation qui existe entre la pente de l'estran et l'altitude maximale atteinte par le jet de rive (runup). Grâce à la délimitation des débris de tempête, des laisses de marées et à la caractérisation de la plage au DGPS (Differential Global Positionning System) sur 17 km de côte, l'effet des pentes d'estran a été évalué statistiquement sur la variabilité du runup. Les résultats du modèle empirique adapté au site d'étude montrent que la pente de l'estran est la plus explicative de la variabilité du runup. Le modèle développé sur des données en milieu naturel et intégrant cette pente a été appliqué pour calculer le runup théorique sur un LiDAR, et établir une cartographie de la submersion. Sans l'effet des vagues le 6 décembre 2010, seulement 1% du tronçon étudié aurait été submergé. Ces résultats justifient des études plus approfondies sur le rôle de l'estran quant au phénomène de runup, lequel peut constituer le paramètre clé lors du franchissement du trait de côte.

Résumé du colloque

Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec

Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.

Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.

Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 27 mai 2015

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :