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Îlots de fraîcheur et îlots de chaleur dans la métropole de Montréal : répartition spatiale et modélisation

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Imad Lekouch : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Le changement climatique enregistré durant les dernières années s'avère de plus en plus préoccupant lorsque l'on considère, entre autres, son impact sur le bien-être de la population. Ainsi dans les grandes villes l'usage de certains matériaux a pour effet d'emmagasiner une grande quantité de chaleur; ce qui a un impact sur la température environnante. On a constaté en effet que les températures y sont généralement plus élevées que dans les zones périphériques. Cette différence de température peut atteindre 10 °C et même 15°C, ce qui génère le phénomène « d'îlot de chaleur urbain ». Ce travail a pour objectif le développement d'une approche combinant des mesures satellites et un modèle de flux de surface pour cartographier l'évapotranspiration réelle dans la villede Montréal, dans une perspective de modéliser le phénomène des ilots de fraîcheur. Le jeu de données est constitué des bandes spectrales du capteur Landsat-8 et des mesures météorologiques. Dans ce projet, on a développé des modèles d'estimation de l'évapotranspiration, de la température de surface et des ilots de fraîcheur. Ces modèles donneront la possibilité de relier par des relations statiques (régression non-linaire, réseau de neurones) ces phénomènes avec des paramètres simples à se procurer et à calculer et de réduire ainsi le temps de cartographie des îlots de fraîcheur à grande échelle.

Résumé du colloque

Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec

Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.

Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.

Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 27 mai 2015

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