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La démarche gouvernementale de planification des aires protégées au Nunavik

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Mélanie Veilleux-Nolin : Ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Résumé de la communication

Les milieux naturels du Nunavik sont encore peu soumis aux pressions anthropiques, comparativement aux écosystèmes méridionaux du Québec, où se concentrent population, activités de développement et centres urbains. Néanmoins, la conservation de la biodiversité au Nunavik fait s'entrechoquer de nombreux enjeux d'ordre social, économique et environnemental, causés notamment par la présence de potentiels d'exploitation des ressources ainsi que par la diversification des usages du territoire. La planification et l'établissement du réseau des aires protégées du Québec au Nunavik requièrent donc un important travail de conciliation, dont la réussite passe par l'acquisition de connaissances, la collaboration et la compréhension des intérêts et des préoccupations de tous. La réalisation récente d'inventaires écologiques, de consultations des communautés du Nunavik et la mise sur pied d'un groupe de travail rassemblant les principaux intervenant liés à l'utilisation de ce vaste territoire sont donc des éléments clés de la planification des aires protégées au Nunavik

Résumé du colloque

Bien que difficile à délimiter précisément, le Nord québécois est un immense territoire qui couvre plus des deux-tiers de la superficie de la province. Très peu peuplé et largement méconnu, ce milieu physique et humain contient des paysages, des ressources et des écosystèmes uniques, accueillant à la fois des cultures ancestrales et de nouvelles populations. Que l’on soit enthousiaste ou sceptique face au Plan Nord du gouvernement québécois, il n’en demeure pas moins que cette politique de développement a mis en branle un renouveau d’intérêt à l'égard de ce milieu géographique singulier.

Mais doit-on d’emblée parler d’un milieu ou des milieux géographiques de l’espace nordique péninsulaire? En effet, l’existence de la région administrative du Nord-du-Québec cache une réalité régionale des plus diversifiées incluant les territoires du Moyen-Nord. Ainsi, il y a de grandes différences entre l’Eeyou Istchee-Jamésie, le Nunavik et les corridors miniers de la Côte-Nord. Cette complexité régionale ne doit pas faire oublier les enjeux communs tels que l’isolement, les problèmes de transport et les services publics limités. Le Nord québécois, c’est aussi un milieu social où les autochtones (Inuit, Cris, Innus et Naskapis) sont très présents, voire majoritaires au sein de plusieurs collectivités.

Plusieurs défis se présentent dans le Nord québécois : des défis « géotechniques » liés à la construction et au maintien d’infrastructures en milieu soumis au pergélisol et aux changements climatiques, des défis environnementaux associés aux grands barrages ou aux exploitations minières, et des défis socioéconomiques se répercutant sur l’emploi et le bien-être au sein des collectivités. Dans ce contexte, plusieurs phénomènes restent à expliquer et de nombreuses questions sont à débattre afin de mieux comprendre le Nord québécois, qu’on le perçoive comme un milieu de vie à consolider, une nature sauvage à préserver ou un gigantesque bassin de ressources à exploiter.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 27 mai 2015

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