Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Isabelle Abdul-Rahman : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les victimes d’agression sexuelle dans l’enfance peuvent présenter à l’âge adulte certains symptômes, dont des difficultés dans l’établissement et le maintien de relations interpersonnelles (MacIntosh, 2013). Une théorie qui a été mise de l’avant pour comprendre les défis auxquels doivent faire face ces personnes ainsi que pour élaborer des interventions thérapeutiques susceptibles de leur venir en aide est celle de la mentalisation (Fonagy, 1991). Dans la présente étude de cas, nous avons analysé la capacité de mentalisation (Luyten, Fonagy, Lowyck, & Vermote, 2012) d’un couple (n = 1) dont l’un des deux partenaires a été victime d’agression sexuelle durant l’enfance. Les résultats préliminaires indiquent que la victime éprouve des difficultés à mentaliser en séance dans 4 situations : 1) lorsque le partenaire mentalise bien et tente un rapprochement émotionnel, 2) lorsque le partenaire a des difficultés à mentaliser, 3) lorsque la thérapeute tente un rapprochement émotionnel entre les partenaires et 4) lorsque la thérapeute tente d’explorer plus en profondeur les émotions de la victime. Ces résultats préliminaires nous renseignent non seulement sur les difficultés de mentalisation que peut avoir une personne ayant vécu une agression sexuelle dans l’enfance, mais également sur les pistes d’interventions thérapeutiques qu’il faut envisager avant de pouvoir mener une thérapie de couple à proprement parler.
Thème du communication :
Domaine de la communication :