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Le rapport à la fin de vie d'élèves de Première Scientifique

GD

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Géraldine Dargent : Centre International de Valbonne

Résumé de la communication

L'atelier de bioéthique du Centre International de Valbonne se compose de douze élèves de 1ère scientifique et se déroule sur le temps péri-scolaire. Ce groupe d'élèves, encadré par une équipe pédagogique, des intervenants du domaine de la santé et du théâtre réfléchissent sur le thème des soins palliatifs et de la fin de vie. Cette réflexion est mise en scène par les élèves eux-mêmes, sous la forme d'une pièce de théâtre pour être présentée à la Journée de Bioéthique Jeunes à Aix en Provence.

Le point de départ de cette réflexion a été la loi Leonetti (2005), le rapport du CCNE du 21 octobre 2014 sur la fin de vie et les ouvrages de Marie De Hennezel et de David Servan Schreiber. Au cours du temps, le rapport à la vie et à la mort a évolué dans nos sociétés depuis un demi-siècle (Ameisen, 2013).

Durant l'atelier, les élèves ont exprimé, leur position personnelle par rapport à la fin de vie. Plusieurs d'entre eux se sont prononcés en faveur du « faire mourir » dans une situation incurable. Pour la majorité, la notion de soins palliatifs n'est pas compréhensible car pour eux, c'est un paradoxe de prodiguer des soins à une personne qui de toute façon est condamnée ; les enjeux d'une d'unité de soins palliatifs ne sont pas perçus, ni pour le patient, ni pour le personnel médical du point de vue de l'élève.

A travers des questionnaires et des échanges recueillis au cours des séances d'atelier, cette recherche analyse le rapport à la vie et à la mort des élèves

Résumé du colloque

La vie et le vivant intéressent autant les scientifiques que les poètes ou les philosophes. Nos rapports au vivant se construisent, se complexifient et se structurent au fil des expériences, à l’occasion de rencontres ou d’événements vécus en famille, à l’école, au gré de différentes activités auxquelles on accorde diverses significations et valeurs (Bernard, 2014; dell’Angelo, 2008). Par le passé, pour appréhender le « vivant » ou la « vie », différents paradigmes ont été identifiés selon des approches ou des éclairages provenant de plusieurs domaines disciplinaires comme les études philosophiques, épistémologiques, biologiques ou encore anthropologiques, sociologiques et historiques (Canguilhem, 1990; Jacob, 1970; Simard, Harvey & Samson, 2014).

Des avancées scientifiques récentes dans le domaine de la biologie et des biotechnologies ouvrent de nouvelles problématiques en modifiant le noyau (au sens propre comme au figuré) de ce que l’on conçoit comme vivant. Elles conduisent à remettre en question les conceptions de la vie humaine, animale et végétale, et de ses modes de transmission. D’un pays à l’autre, des cadres juridiques sont proposés, des comités d’éthique regroupant diverses disciplines et associations sont mis sur pied, cherchant non seulement la réflexion sur ses enjeux, mais aussi la nécessité de baliser, voire limiter, les pratiques professionnelles entourant le vivant (Parizeau, 2010). Ces questionnements ne concernent pas seulement les spécialistes dans le domaine des sciences du vivant, du droit, de l’économie ou de l’éthique; ils concernent aussi de manière plus générale tous les citoyens et, en particulier, les enseignants qui sont au centre de la situation éducative.

Considérant que vie et vivant sont porteurs d’enjeux importants touchant l’individu comme la société, notre perspective dans ce colloque est d’explorer et d’interroger certains de ces enjeux susceptibles de nourrir la réflexion des acteurs de l’enseignement et d’autres domaines concernés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 27 mai 2015

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