pen icon Communication
quote

Les groupes d’influence et la gouvernance locale dans les quartiers populaires de Douala et Yaoundé (Cameroun)

PN

Membre a labase

Pierre Boris N'NDE TAKUKAM : Université Laval

Résumé de la communication

L’organisation du pouvoir dans les quartiers urbains reste discutées tant par les comités de quartier que par d’autres acteurs tels que : les gangs de rue, les groupes populaires de sécurité ou encore les groupes d’influence. La littérature actuelle présente les dynamiques populaires comme une forme de pouvoir alternatif à l’État. Notre objectif est de présenter d’autres formes de groupes populaires : les groupes d’influence, distincts des gangs et dont les actions ne sont qu’une reproduction du pouvoir étatique. Loin de se poser comme une réponse populaire aux insuffisances de l’État, ils se présentent comme des gardiens de l’identité de quartier. L’idée est d’offrir à la discussion, un paysage comparatif des dynamiques populaires dans les villes, en vue de mettre ethnographiquement l’emphase sur l’organisation des groupes d’influence et leur participation à la gouvernance locale. L’intérêt d’une telle recherche est premièrement, de remettre en question l’idée péjorative, d’opposition ou même de développement alternatif qui a toujours jalonné les discours sur les groupes populaires. Ensuite, il est véritablement important, de faire traverser la discussion d’une éthique de l’autonomie (opposition) dans la gouvernance des quartiers à une éthique de la reproduction (imitation) des politiques étatiques. Enfin, la gouvernance locale ne saurait s’établir sans ces formes improvisées d’intermédiation que sont les groupes populaires en général et les groupes d’influence en particulier.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 27 mai 2015

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :