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Pierre Boris N'NDE TAKUKAM : Université Laval
L’organisation du pouvoir dans les quartiers urbains reste discutées tant par les comités de quartier que par d’autres acteurs tels que : les gangs de rue, les groupes populaires de sécurité ou encore les groupes d’influence. La littérature actuelle présente les dynamiques populaires comme une forme de pouvoir alternatif à l’État. Notre objectif est de présenter d’autres formes de groupes populaires : les groupes d’influence, distincts des gangs et dont les actions ne sont qu’une reproduction du pouvoir étatique. Loin de se poser comme une réponse populaire aux insuffisances de l’État, ils se présentent comme des gardiens de l’identité de quartier. L’idée est d’offrir à la discussion, un paysage comparatif des dynamiques populaires dans les villes, en vue de mettre ethnographiquement l’emphase sur l’organisation des groupes d’influence et leur participation à la gouvernance locale. L’intérêt d’une telle recherche est premièrement, de remettre en question l’idée péjorative, d’opposition ou même de développement alternatif qui a toujours jalonné les discours sur les groupes populaires. Ensuite, il est véritablement important, de faire traverser la discussion d’une éthique de l’autonomie (opposition) dans la gouvernance des quartiers à une éthique de la reproduction (imitation) des politiques étatiques. Enfin, la gouvernance locale ne saurait s’établir sans ces formes improvisées d’intermédiation que sont les groupes populaires en général et les groupes d’influence en particulier.
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