pen icon Colloque
quote

Les inconforts d'un nationalisme nomade : « Où je reste? Je ne peux pas te le dire. Je suis Voyageur – je suis Chicot, monsieur. »

SM

Membre a labase

Sebastien Malette : Carleton University

Résumé de la communication

Les sujets du nationalisme et de l'autodétermination posent d'intéressantes questions dans le cadre des identités métisses au Canada et au Québec. Comment réfléchir ces identités en pleine ébullition depuis le rapatriement constitutionnel de 1982 qui reconnaît les Métis comme peuple(s) autochtones du Canada? Sur la pressente question de l'identité métisse, comment se positionner devant au moins deux ontologies politiques divergentes, l'une franchement monolithique sur le plan culturel et territorial, l'autre plutôt résistante aux réductionnismes de type binaire et dualiste ? En bref, comment penser la résurgence des acteurs politiques « métisses » dans le quadrillage politique actuel ? Notre présentation problématisera les thèmes du droit à une égale représentation politique, à une négociation constitutionnelle « continue » et à une autonomie gouvernementale élargie selon le prisme d'une ontologie politique « métissée » qui défie les assises unitaires, territoriales et atomiques souvent associées à cet acteur privilégié qu'est la « nation. »

Résumé du colloque

La persistance des revendications à l’autonomie des nations minoritaires, illustrée notamment par l’imbroglio constitutionnel entre le Canada et le Québec, ainsi que par les référendums de l’Écosse (septembre 2014) et de la Catalogne (novembre 2014), remet en question les institutions politiques de l’État souverain. Cela nous force à réfléchir aux conditions pouvant garantir l’exercice du droit à l’autodétermination interne des peuples. Le colloque vise à approfondir le concept d’autodétermination interne comme réponse à ces tensions et les liens qu’il entretient avec les concepts de constitutionnalisme démocratique, de gouvernement autonome et du droit à la reconnaissance de la différence.

Dans l’état actuel du droit international, l’autodétermination interne des peuples semble se réduire à un droit de représentation politique. La Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (2007) ouvre toutefois de nouvelles perspectives qui tiennent davantage comptent du droit à la participation démocratique et du droit à l’autonomie gouvernementale. L’autodétermination interne a d’ailleurs reçu plusieurs définitions juridiques et politiques : droits de représentation politique (Cour suprême du Canada), droit de participation à la conversation constitutionnelle (James Tully), droit à l’autonomie gouvernementale (Will Kymlicka). Nous souhaitons aborder ici le droit à l’autodétermination interne sous l’angle d’un droit collectif des peuples à se doter des pouvoirs et des ressources nécessaires pour décider de leur avenir, ce droit pouvant éventuellement inclure le droit à la reconnaissance de la différence (un statut particulier, un droit au fédéralisme asymétrique et un droit de se doter d’une constitution interne).

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
manager icon Responsables :
Bernard Gagnon
section icon Date : 27 mai 2015

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :