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Natalie Bouchard : UQAM - Université du Québec à Montréal
La ville se décline en une succession de moments. L'expérience qu'on peut y avoir dépend de l'environnement, de la suite des événements qui s'y déroulent et du souvenir d'expériences passées (Lynch, 1960). La réalité est ainsi modelée par le terrain mouvant de notre mémoire qui encode nos expériences, nos rencontres et autres complexes associations vécues en différents lieux (Halbwachs, 1925). L'environnement n'est pas un espace physique précis et stable. Sa géométrie est statique mais il est sans cesse inondé par différentes ambiances qui elles sont dynamiques. Baigné dans ce complexe assemblage nous faisons sens à chaque instant de la gamme des signaux sensibles que nous percevons.
Traçant une topographie mobile et intangible le flux des odeurs exerce une emprise significative sur notre perception. Nous parcourons l'espace en traversant des lieux passés et futurs que notre intellect dessine au présent en réaction à différents stimuli olfactifs. Ces paysages temporels constituent le répertoire du théâtre de notre mémoire olfactive. Pour évaluer le pouvoir des odeurs à modeler la structure spatio-temporelle de l'espace, nous avons réalisé une étude sur le territoire montréalais. Notre méthode d'enquête nous a permis au final d'exposer la relation intime qui se construit entre l'individu et l'espace, de même que les différents niveaux de réalités vécus pour un même lieu. Nous aimerions partager les résultats de notre recherche avec la communauté scientifique.
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