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Eric MUTABAZI : Université catholique de l'Ouest
Mémoire collective blessée et enseignement de l’histoire
« La nation qui ne sait d’où elle vient ne sait pas non plus où elle va ». Ces mots nous rappellent le rôle de l’histoire et son enseignement dans les différentes nations. En effet, l’histoire et son apprentissage permettent aux citoyens de connaître non seulement leur passé, de former l’esprit national, mais aussi de transmettre la mémoire collective commune. Cependant, nous remarquons souvent, des événements des massacres, de guerres et des génocides entre les groupes ethniques qui partagent pourtant la même nation. Nous pouvons prendre comme exemple l’apartheid en Afrique du Sud, le génocide des Tutsi au Rwanda, les conflits au Burundi, en Centrafrique, etc. Dans cette situation, l’élaboration d’une même histoire nationale semble irréalisable, du fait que la mémoire collective de groupes est blessée.
Dans cette contribution, nous montrerons « A quelles conditions élaborer et enseigner l’histoire fondée sur la mémoire collective blessée ? En partant des travaux de Halbwachs sur la mémoire collective, nous analyserons le cas du Rwanda pour en dégager des ressemblances afin de bien comprendre les conséquences négatives de fonder un enseignement d’histoire sur les mémoires blessées. Dans un deuxième temps, nous montrerons les conditions nécessaires pour réaliser une histoire enseignée dans des nations multiculturelles malgré les blessures de mémoire collective de certains groupes ethniques.
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