Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Jean-Sébastien Guay-Leroux : UQAM - Université du Québec à Montréal
Au cours des dernières années, les technologies et applications d'intelligence d'affaires (business intelligence ou BI) ont connu une transformation à trois niveaux : l'infrastructure des données, les outils d'accès et les techniques d'analyse. Malgré l'intérêt croissant du sujet autant dans le monde académique que parmi les organisations, la majorité des organisations ont de la difficulté à assurer une adéquation entre leurs besoins analytiques et les différentes couches en BI afin d'exploiter pleinement leurs données. De nombreuses méthodologies d'analyse et de conception existent, mais celles-ci ne se focalisent pas sur le besoin d'adéquation entre les différentes couches citées ci-haut.Cette communication présente un projet de recherche qui répond à cette problématique dans le contexte d'une organisation du secteur de l'énergie. Suivant une approche de la science du design, le projet a été réalisé en collaboration entre l'organisation et une équipe de recherche universitaire. Afin de résoudre cette problématique, un artefact a été proposé, développé et évalué. L'artefact prend la forme d'une méthode qui permet d'assurer une adéquation entre les couches BI lors de la phase d'analyse des besoins informationnels. Cette méthode contient différentes composantes, soit la séquence d'activités à poursuivre et des outils et livrables pour supporter ces activités
Ce colloque multidisciplinaire a pour sujet les approches de recherche orientées action. Comme le soulignent van Aken et Romme (2009), la majorité des recherches qui sont menées dans les sciences de la gestion s’inscrivent dans des modèles de production de connaissances dont les résultats sont trop souvent d’une portée limitée pour les praticiens ou les acteurs de terrain, c’est-à-dire très loin des problèmes qu’ils ont à résoudre. En d’autres termes, leur pertinence est douteuse (Davenport & Markus, 1999).
Sous le vocable d’« approches de recherche orientées action », des chercheurs ont développé des approches de recherche qui visent à répondre à ces critiques. Parmi ces approches de recherche orientées action, on retrouve la science du design (March & Smith, 1995), le design-action (Sein et al., 2011), la recherche-action (Lewin, 1951), la recherche intervention (David, 2000) ou la recherche-action participative (Chevalier&t Buckles, 2008). Même si elles sont différentes sur certains points (par exemple, en considérant leurs assises épistémologiques et méthodologiques), ces approches de recherche ont néanmoins toutes en commun leur volonté de mettre au cœur de leurs préoccupations la création de connaissances actionnables ou d’artefacts qui pourront être mobilisés pour résoudre des problèmes de terrain en proposant un rééquilibre entre la pertinence et la rigueur en recherche. La pertinence renvoie à la nécessité que la recherche produise des connaissances ou des artefacts qui soient utiles pour solutionner les problèmes de terrain; la rigueur, à la nécessité qu’elle réponde à des standards de qualité en suivant des protocoles jugés valides et fiables.
Titre du colloque :
Thème du colloque :