pen icon Colloque
quote

Rationalité instrumentale et pratiques artistiques actuelles : au nom de la liberté!

ML

Membre a labase

Marie-France Lanoue : Université Laval

Résumé de la communication

Au début du XXe siècle, on a pu assister à une véritable révolution de la pensée artistique notamment suite à l'influence de Marcel Duchamp. L'éclatement des normes artistiques traditionnelles fut synonyme de nouvelles possibilités artistiques et allait donner aux artistes une liberté inégalée jusqu'alors. Peu à peu, on a pu observer que l'attention esthétique s'est déplacée vers l'artiste et sa démarche, plutôt que vers l'objet d'art lui-même. Le beau (s'il existe encore comme critère esthétique) se trouverait désormais dans l'idée plutôt que dans la forme. Dans de telles circonstances, les artistes ont dû apprendre à théoriser et à défendre leur propre travail. Cela soulève de nombreuses questions et constitue une véritable épreuve pour le public qui a l'impression que tout et n'importe quoi peut être élevé au rang de l'Art. Le monde des critiques et des experts s'empressera d'invoquer l'incompétence du public à prendre part à un tel débat. Toutefois, il faut reconnaître que certaines pratiques artistiques sont extrêmement douteuses et qu'elles parviennent néanmoins à s'inscrire au sein du monde de l'art officiel. Comment cela est-il possible ? Au-delà d'une réflexion sur l'art et son rôle, il semble de plus en plus pressant de réfléchir sur la légitimé du jugement critique. Duchamp voulait l'artiste libre, mais être libre ne signifie pas être libre de faire n'importe quoi.

Résumé du colloque

L’expérience trouve son origine dans la connaissance sensible. Elle est particulière à chacun, et pourtant elle conduit à la connaissance scientifique universelle. Sans le secours du langage, elle reste inaccessible, mais le langage lui-même semble provenir d’elle. Données à jamais privées ou clef de voute de toute connaissance possible, la question de l’expérience est au centre d’une multitude de théories philosophiques fondamentales.

Toute personne ayant acquis un niveau d’expérience pertinente reconnu est considérée comme un expert, mais à quoi tient l’expertise? Qui sont les experts et qu’implique la détermination de leur statut épistémologique? Selon quel critère la communauté fait-elle d’un individu un expert? Quels droits et privilèges exerce-t-il dans une société démocratique? La question de l’expertise, bien qu’au centre du domaine de l’épistémologie, peut être abordée tant par le féminisme, par la philosophie des sciences, que par la philosophie politique.

Quant à l’expérimentation, elle désigne une expérience d’un type particulier : une expérience que l’on contrôle et réalise afin de « régler » certaines questions. L’expérimentation est une méthode puissante pour guider la connaissance et l’action. Toutefois, le lien qu’elle entretient avec la théorie dont elle découle est complexe. Les inférences sous-jacentes sont-elles toujours légitimes et suffisantes? De plus, les conditions des expérimentations soulèvent de graves questions éthiques. Qu’elles impliquent des sujets humains ou animaux, les expérimentations pharmaceutiques, par exemple, réduisent ces êtres à des outils scientifiques et peuvent dépasser une barrière éthique sous le couvert d’objectifs médicaux touchant une plus grande masse.

Le thème que représente la combinaison des concepts d’expérience, d’expertise et d’expérimentation que propose la Société de philosophie du Québec pour son congrès 2015 peut être déployé de manière multiple et propre à interpeller tous les champs de la philosophie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 27 mai 2015

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :