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Laurent Renard : École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
Dans cette communication, en nous basant entre autres sur les travaux de March et Smith (1995), Hevner et al. (2004) et Peffers et al. (2007), nous proposons une démarche de recherche en science du design, organisée autour des étapes suivantes 1) de formulation du problème, 2) de proposition de design, 3) de conception et développement,4) de démonstration et ,5) d'évaluation pour réaliser un ou plusieurs artefacts pertinent(s). Pour chacune de ces étapes, nous proposons un ensemble de méthodes et de techniques de recherche qui pourraient être mobilisées tant au niveau du design de la recherche, de la collecte d'informations que de leur traitement afin d'en assurer la rigueur scientifique. Nous avançons l'idée que ces différentes méthodes et techniques de recherche peuvent reposer sur des perspectives ontologiques et épistémologiques qui ne sont pas équivalentes mais qui mais visent une même finalité. Ceci pourrait être considéré comme une caractéristique singulière de le recherche en science du design.
Ce colloque multidisciplinaire a pour sujet les approches de recherche orientées action. Comme le soulignent van Aken et Romme (2009), la majorité des recherches qui sont menées dans les sciences de la gestion s’inscrivent dans des modèles de production de connaissances dont les résultats sont trop souvent d’une portée limitée pour les praticiens ou les acteurs de terrain, c’est-à-dire très loin des problèmes qu’ils ont à résoudre. En d’autres termes, leur pertinence est douteuse (Davenport & Markus, 1999).
Sous le vocable d’« approches de recherche orientées action », des chercheurs ont développé des approches de recherche qui visent à répondre à ces critiques. Parmi ces approches de recherche orientées action, on retrouve la science du design (March & Smith, 1995), le design-action (Sein et al., 2011), la recherche-action (Lewin, 1951), la recherche intervention (David, 2000) ou la recherche-action participative (Chevalier&t Buckles, 2008). Même si elles sont différentes sur certains points (par exemple, en considérant leurs assises épistémologiques et méthodologiques), ces approches de recherche ont néanmoins toutes en commun leur volonté de mettre au cœur de leurs préoccupations la création de connaissances actionnables ou d’artefacts qui pourront être mobilisés pour résoudre des problèmes de terrain en proposant un rééquilibre entre la pertinence et la rigueur en recherche. La pertinence renvoie à la nécessité que la recherche produise des connaissances ou des artefacts qui soient utiles pour solutionner les problèmes de terrain; la rigueur, à la nécessité qu’elle réponde à des standards de qualité en suivant des protocoles jugés valides et fiables.
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