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Science, nature et humain ont rendez-vous au jardin : les enjeux didactiques d'une pédagogie autour d'un jardin expérimental et ses implications sur le rapport au vivant des élèves

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Olivier Dargent : Centre International de Valbonne

Résumé de la communication

Les enseignements en Sciences de la Vie et de la Terre au travers des programmes sont vecteurs de construction d'un rapport au vivant (Dell' Angelo. 2008). Les enseignants, dans cette discipline, placent au premier plan les activités pédagogiques favorisant la rencontre de vivants. (Bernard, 2008). En classe de Sixième en Sciences de la Vie et de la Terre , le rapport au vivant est abordé tout au long du programme : caractéristiques de l'environnement proche et répartition des êtres vivants, peuplement d'un milieu, origine de la matière des êtres vivants, des pratiques au service de l'alimentation humaine et diversité, parenté des êtres vivants.

Le jardin expérimental, installé au Centre International de Valbonne, a été le lieu d'activités pédagogiques pour aborder les différentes notions du programme. C'est aussi le contexte de cette recherche. Le jardin recueille, à priori, naturellement, l'adhésion de chacun, élèves, équipe éducative et parents. Pourtant, on constate que peu de classe consacrent du temps scolaire et extrascolaire à des activités dans le jardin. De plus, on remarque que certains enseignants qui, au préalable, planifient leur progression en intégrant le jardin ne l'investissent finalement que très peu.

Quels sont les enjeux didactiques d'une pédagogie axée sur des activités au jardin expérimental en terme de rapport au vivant des élèves ?

L'expérimentation a été menée sur deux projets : la réalisation d'un « totem à insectes » et un « nichoir à mésanges » …

Résumé du colloque

La vie et le vivant intéressent autant les scientifiques que les poètes ou les philosophes. Nos rapports au vivant se construisent, se complexifient et se structurent au fil des expériences, à l’occasion de rencontres ou d’événements vécus en famille, à l’école, au gré de différentes activités auxquelles on accorde diverses significations et valeurs (Bernard, 2014; dell’Angelo, 2008). Par le passé, pour appréhender le « vivant » ou la « vie », différents paradigmes ont été identifiés selon des approches ou des éclairages provenant de plusieurs domaines disciplinaires comme les études philosophiques, épistémologiques, biologiques ou encore anthropologiques, sociologiques et historiques (Canguilhem, 1990; Jacob, 1970; Simard, Harvey & Samson, 2014).

Des avancées scientifiques récentes dans le domaine de la biologie et des biotechnologies ouvrent de nouvelles problématiques en modifiant le noyau (au sens propre comme au figuré) de ce que l’on conçoit comme vivant. Elles conduisent à remettre en question les conceptions de la vie humaine, animale et végétale, et de ses modes de transmission. D’un pays à l’autre, des cadres juridiques sont proposés, des comités d’éthique regroupant diverses disciplines et associations sont mis sur pied, cherchant non seulement la réflexion sur ses enjeux, mais aussi la nécessité de baliser, voire limiter, les pratiques professionnelles entourant le vivant (Parizeau, 2010). Ces questionnements ne concernent pas seulement les spécialistes dans le domaine des sciences du vivant, du droit, de l’économie ou de l’éthique; ils concernent aussi de manière plus générale tous les citoyens et, en particulier, les enseignants qui sont au centre de la situation éducative.

Considérant que vie et vivant sont porteurs d’enjeux importants touchant l’individu comme la société, notre perspective dans ce colloque est d’explorer et d’interroger certains de ces enjeux susceptibles de nourrir la réflexion des acteurs de l’enseignement et d’autres domaines concernés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 27 mai 2015

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