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Aléas tsunami sur les côtes de la Manche et de la mer du Nord (France)

JB

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Julia Bastide : Université du Littoral-Côte-d'Opale

Résumé de la communication

Le 26 décembre 2004, la communauté internationale a pris conscience de l'état dévastateur des tsunamis. La frénésie urbaine des côtes françaises rend ces dernières très vulnérables. Certes, la métropole ne se situe pas dans une zone à haut risque, mais par le passé des incidents ont été générés à proximité des côtes. Le séisme le plus marquant de l'histoire géologique s'est produit sur les côtes de la Manche le 6 avril 1580, à 6h du soir dit « le tremblement de terre de Londres ». La secousse a été ressentie jusqu'aux côtes françaises. L'épicentre du séisme se localise dans le prolongement de l'extension de la zone de cisaillement de l'Artois (proche de Douvres). Les études récentes mettent en exergue une amplitude magnétique entre 5.3 et 5.9 (à 25 km de profondeur), suivi de deux tsunamis. Le premier aurait dévasté une partie des côtes de la Manche et le second aurait provoqué le naufrage de bateaux au Mont St-Michel. Relatés dans de nombreux récits, de tels témoignages sont à prendre avec prudence. Nonobstant, un séisme associé à un glissement de terrain est capable de générer un tsunami dévastateur. Les études sur le 6 avril 1580 révèlent les difficultés à traiter d'un sujet aussi ancien tant d'un point de vue historique que géologique. Le trait de côte est mouvant, il ne facilite pas la recherche de marqueurs de tsunamis in situ. La prospection en cours en Baie d'Authie laisse apparaître de belles perspectives avec un amoncellement de dépôts coquilliers.

Résumé du colloque

Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec

Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.

Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.

Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 28 mai 2015

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