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Fortes Benchimol Maria Celeste : Université du Cap-Vert
La République du Cap-Vert constitue l'espace d'étude de ce travail. Cette présentation analyse le rôle des aires protégées marines et côtières dans l'aménagement du territoire ainsi que divers aspects de la gestion d'un petit état-archipel vulnérable et pauvre.
L'analyse des modes de gestion montre une évolution de l'utilisation et de la gestion des ressources naturelles et du développement socio-économique: les modes d'utilisation traditionnels et extensifs des ressources terrestres qui caractérisaient la période coloniale sont graduellement remplacés, depuis l'indépendance en 1975, par des modes de gestion fondés sur une utilisation plus intensive des ressources marines et côtières.
L'actuel état de conservation du patrimoine environnemental, le développement économique et l'aménagement du territoire de l'archipel s'expliquent par l'évolution historique des politiques économiques et environnementales. Deux études de cas, fondées sur deux zones témoins aux problématiques différentes, l'île de Santa Luzia et la baie de Murdeira, analysent les problèmes d'aménagement et de gestion à l'échelle locale. Fondées sur la prise en compte des objectifs, des souhaits et des besoins des populations locales, ces études mettent en évidence la nécessité d'associer mode traditionnel empirique de gestion et modèle de gestion scientifique « occidental ». Des propositions de stratégies de valorisation des espaces marins et côtiers prenant en compte les questions environnementales sont présentées.
La notion de territoire maritime est multiple : territoire d’usages, territoire habité, territoire juridique, territoire social, territoire symbolique. Ces différentes perceptions sont en cours de transformation suivant les nouvelles visions de l’environnement. Il y a réappropriation du domaine maritime par les collectivités humaines dans un souci de protection et de conservation. Cette réappropriation est parfois forcée, parfois réclamée, menant à des demandes, parfois à des luttes. Des zonages apparaissent. Les usages se modifient. Les utilisateurs de la nature doivent en devenir les protecteurs (pêche responsable, tourisme vert, écocertification). La démarche scientifique se transformet-elle aussi ? Comment conserver s’ajoute à comment utiliser. La notion de développement durable fait place à la « conservation pour l’harmonie homme-nature » (Objectifs d’Aïchi).
Le colloque proposé, d’une durée d’une journée, vise à mettre la question – et l’évolution – de la notion de territoire maritime dans une perspective systémique et interdisciplinaire. Les conférences seront regroupées autour de deux grands thèmes :
1) Le territoire comme relation homme-nature
– Quelle relation homme-nature? Historique et évolution; valeurs et usages;
– Droits humains et droits de la nature : bien commun, intérêt général, intérêts particuliers;
– Organisation du territoire : espace de production et espaces protégés; conservation; l’exclusion territoriale; écolabels et écocertifications;
– La vision des usagers.
2) Les paradigmes de la recherche
– La protection de l’environnement comme nouvelle priorité;
– Quelle gestion écosystémique? Gouvernance, définition et participation des acteurs;
– Droit des affaires, droits humains, droits de la « Terre-Mère » : vers un nouveau cadre juridique;
– Gains et pertes associés à la conservation; bénéfices écosystémiques;
– Inclusion des acteurs dans la création du savoir.
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