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Chantal Quintin : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Le 6 décembre 2010, une tempête a provoqué des dommages majeurs au cadre bâti dans l'Est du Québec. Des reculs moyens variant entre 2,3 et 5,3m et pouvant atteindre un maximum de 15m ponctuellement ont été mesurés au Bas-Saint-Laurent. Des débris de différentes tailles (pierres, tronc d'arbres) transportés par les vagues ont été observés sur plus de 30m de distance de la ligne de rivage. Les municipalités de Sainte-Luce et de Sainte-Flavie ont été fortement touchées. Plus de 50 % des propriétés localisées sur des côtes basses en bordure de mer ou du côté mer de la route 132 ont subi des dommages sévères. A Sainte-Flavie, près de 1 km de tronçons routiers ont été érodés. L'impact de la tempête s'est également répercuté sur les structures de protection côtière existantes, si bien que plus de la moitié n'a pas résisté à la force des vagues.
Cinq ans plus tard, l'heure est au bilan et à la réflexion sur notre façon d'aménager les zones soumises aux aléas côtiers et aussi sur notre façon de réagir aux événements de tempête. Les questions suivantes sont incontournables pour augmenter la résilience côtière : quelle est la dynamique côtière et quelle est la réponse naturelle de la côte face aux événements de tempête ? Est-ce que les ouvrages de protection côtière sont appropriés ? Est-ce que les règlements d'urbanisme sont adaptés aux aléas côtiers ? Des pistes sont proposées pour une gestion préventive des risques en milieu côtier.
Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec
Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.
Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.
Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.
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