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Tony Orival : Université de Montréal
La répartition non-aléatoire des individus sur le territoire urbain (Maurin, 2004) conduit à ce que la ségrégation urbaine se prolonge dans l’espace scolaire (Duru-Bellat, 2004), créant des contextes sociaux d’enseignement socialement marqués. Les enseignants interviennent en ce sens dans des contextes sociaux pluriels et l’on cherche à exposer dans cette contribution comment enseignants Français et Nord-Américains professent dans ces derniers. La thèse que l’on s’emploie à défendre est que les enseignants ajusteraient leurs dispositions (Lahire, 2013) à la composante sociale dominante du contexte social d’enseignement ; et que, par ces ajustements mêmes, c’est-à-dire par ce tropisme enseignant, les enseignants feraient des différences qui contribuent à réduire, maintenir ou renforcer les inégalités sociales et scolaires au sein du système d’enseignement considéré. Pour étayer la thèse de l’ajustement dispositionnel des enseignants au contexte social d’enseignement, et par là du tropisme enseignant comme facteur de reproduction scolaire, c’est aux usages sociaux que font les enseignants de leur corps (Mauss, 2012 ; Hall, 1971) et à la structure de leur transmission orale (Bernstein, 1975 ; Rondal, 1995) que l’on s’intéresse. Au regard des résultats issus du terrain, les adaptations contextuelles tendant à se vérifier nuancent la thèse de « l’indifférence aux différences » (Bourdieu, 1970) et dévoilent, par là, une part encore cachée des inégalités des chances à et par l’école.
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