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Développement d'un indice de vulnérabilité des routes aux aléas côtiers (IVRAC)

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Susan Drejza : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

Un Indice de Vulnérabilité des Routes aux Aléas Côtiers (IVRAC) a été élaboré pour le court (2020), le moyen (2060) et le long terme (2100). Le développement s'est effectué sur neuf sites témoins situés dans l'Est-du-Québec (soit 122,4 km de routes) dans le cadre d'une étude menée en collaboration avec le ministère des Transports du Québec. Cet indice prend en compte l'érosion et la submersion côtières et inclut 15 paramètres relatifs à l'exposition aux aléas, aux caractéristiques du segment de route, à celles du réseau ainsi qu'à la présence éventuelle de structure de protection. Chaque paramètre s'est vu attribuer un score entre 1 et 5 selon sa propension à augmenter (5) ou non (1) la vulnérabilité de la route. Pour les sites étudiés, l'IVRAC varie entre 0 et 159,1 et il a été classés en 5 niveaux selon les actions à entreprendre pour réduire la vulnérabilité : non vulnérable (aucune intervention nécessaire), faible, moyenne, élevée, critique (intervention immédiate nécessaire). Pour les routes analysées, 0,5 km ont un IVRAC critique dès 2020, 1,7 km d'ici 2060 et 2,6 km d'ici 2100. Actuellement seulement 20,6 % des segments de routes sont vulnérables aux aléas côtiers, cette proportion monte à 36,4 % d'ici 2060 et à 54,3 % d'ici 2100. L'outil d'aide à la décision que représente un tel indice est important pour permettre une meilleure gestion, planifier les priorités d'actions pour l'avenir et déterminer sur quel paramètre intervenir.

Résumé du colloque

Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec

Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.

Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.

Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 28 mai 2015

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