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Dyhia Fauquembergue : Université Jean-Moulin-Lyon-III
Nous proposons dans notre contribution une conception du récit colonial comme un outil de « démythification » du fait historique chez les écrivains algériens Anouar Benmalek et Rachid Mimouni. Nous optons pour une approche sociocritique portant sur les romans Les Amants désunis et La Malédiction. L'objectif du présent travail est de montrer comment les romanciers se servent de récits coloniaux dans leurs fictions afin de « désacraliser » l'Histoire officielle, en l'occurrence, celle écrite par le FLN, tenant du pouvoir en place depuis962. En écrivant des fictions, les auteurs
procèdent à une sorte de « mis à nue » des mensonges d'un régime algérien bâti sur le mythe de la guerre de Libération Nationale. Le récit colonial devient, de ce fait, le moyen par lequel ils vont à l'exploration de l'origine même du mal et de la crise que traverse le pays pendant les années 90.
Notre perspective de travail s'articule autour de trois axes : l'écriture d'enracinement et l'écriture de rupture, le récit colonial enchâssé dans le récit post-colonial et enfin la « démythification » et/ou la « démystification » de l'Histoire par le biais du récit colonial.
Ce colloque invite les chercheurs de tous bords à une réflexion sur les représentations de la colonisation dans les littératures francophones contemporaines. Les angles de réflexion suivront — sans obligatoirement s’y limiter — les questionnements suivants : Comment les littératures francophones contemporaines représentent-elles la colonisation? L’investissent-elles de nouveaux contenus? Lui fixent-elles de nouveaux enjeux? Déploient-elles de nouvelles techniques d’écriture? Quelles nouvelles utopies, quels nouveaux projets de société proposent-elles et à quelles fins? À quelle nouvelle épistémè le champ littéraire francophone contemporain, en gardant ouverte la page de l’histoire coloniale, ouvre-t-elle? Quel(s) autre(s) savoir(s) sur le phénomène colonial — et ses divers épiphénomènes — cette épistémè recèle-t-elle? À quelle nouvelle (méta)critique du fait colonial les textes littéraires s’emploient-ils? Comment inscrivent-ils, dans leur déploiement narratif et énonciatif, la mémoire coloniale?
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