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Azarm Farzam : École de technologie supérieure
Bien que la sismicité de l'Est-canadien soit reconnue pour être modérée, la densité de la population dans les régions urbaines en fait la 2ème plus importante zone à risque sismique du Canada.
L'amplification sismique due à la géologie locale, appelée aussi effet de sites est un phénomène maintenant bien connu des spécialistes en sismologie et génie sismique. Elle est la cause de nombreux dommages lors de séismes tels que celui de Christchurch en Nouvelle-Zélande ou d'Haïti. D'autre effets induits peuvent résulter des séismes, tels les glissements de terrain, chute de blocs ou la liquéfaction des sols. Les séismes de Saguenay (1988) ou plus récemment de Val-des-Bois (2010) rappellent que ces phénomènes surviennent également dans la province du Québec.
Si l'on ne peut éviter un tremblement de terre, on peut en diminuer les dommages et les pertes humaines et matérielles potentielles par l'évaluation et la mitigation du risque sismique. Les plateformes de système d'information géographique (SIG) représentent un outil puissant pour la gestion des données. Ce travail s'insère dans un projet d'étude plus complet de la vulnérabilité des ouvrages d'art pour la vallée du Saint-Laurent, et vise à intégrer aux méthodes d'évaluation existantes la susceptibilité aux effets induits grâce à des données de natures hydrologiques, topographiques et géologiques pour une meilleure prise en compte de l'aléa dans l'analyse du risque sismique des ouvrages d'art.
Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec
Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.
Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.
Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.
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