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Identité d'apprenant et disciplines scolaires vues comme des activités socioculturelles : vers une approche systémique

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Charlotte Sannier-Bérusseau : Université Laval

Résumé de la communication

L'élève se définit, et est défini par ses pairs, ses enseignants, ses parents, par rapport à ses apprentissages. C'est ce qu'on nomme l'identité d'apprenant. Cette identité d'apprenant est influencée par le contexte d'apprentissage dans lequel l'élève évolue, l'activité socioculturelle à laquelle il participe(Benwell & Stokoe, 2006). Chaque discipline, particulièrement dans les cycles d'études secondaire, relève d'une épistémie et d'une activité socioculturelle ; on peut donc dire d'un même élève qu'il a plusieurs identités d'apprenant qui coexistent (Bouchard, 2012), liées chacune aux activités socioculturelles des disciplines. Il en résulte des particularités dans la façon dont l'apprenant envisage son apprentissage et par là-même, des particularités métacognitives dans ses apprentissages, qui peuvent être différentes selon les contextes dans lesquels il évolue (groupe classe, style d'enseignement, discipline). Aussi, nous envisageons l'identité de façon systémique, et nous intéressons à l'influence mutuelle des sous-systèmes qui la composent ainsi, chacun lié à une activité socioculturelle. Nous proposons un modèle où l'introduction d'une nouvelle discipline dans le cursus, agirait comme une médiation dans l'intériorisation d'un nouveau système identitaire influençant l'ensemble de l'identité de l'apprenant, et, partant son positionnement par rapport à sa scolarité globale.

Résumé du colloque

Ce colloque approfondira l’articulation entre les dispositifs, l’environnement et les interventions ayant trait à l’apprentissage et au développement. Il vise à mettre en lumière, dans des contextes allant de la petite enfance à la formation des adultes, les effets des différents facteurs qui influencent le développement de l’apprenant. Plus particulièrement, il permettra d’examiner les retombées voulues ou collatérales des dispositifs de formation formels ou informels (Lave et Wenger, 1991; Rahm, 2008; Rogoff, 2003) et des interventions pédagogiques (Kozulin et Presseisen, 1995), mais aussi les incidences indirectes des environnements (Valsiner, 2005). Ce sera aussi l’occasion de questionner l’évaluation du développement et autres approches méthodologiques qui influent sur la manière dont nous pilotons les interventions et pensons les dispositifs :

Quels sont les effets secondaires de dispositifs visant directement la réussite scolaire ou académique? L’atteinte des objectifs de formation est-elle garante d’un développement de la personne lui permettant de poursuivre des études ou d’exercer sa profession? Y a-t-il une tension entre les résultats à court terme et les répercussions des moyens utilisés pour atteindre ces résultats? Les interventions sur les apprentissages ont-elles nécessairement une incidence développementale?

Les contextes et dispositifs de formation ont-ils plus de retombées développementales que les interventions en ce qui a trait à l’enseignement et à l’apprentissage? Existe-t-il une concurrence entre les deux, du moins si on se penche sur la question des conséquences à long terme?

L’évaluation des apprentissages est-elle compatible avec l’évaluation du développement? L’évaluation du développement est-elle possible en contexte d’enseignement? Quels sont les fondements méthodologiques qui permettent des études réellement développementales en sciences de l’éducation?

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
manager icon Responsables :
Alexandre Buysse
Discutant-e- de la session : Pauline Sirois
section icon Date : 28 mai 2015

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