Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Nancy Goyette : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Les conditions de travail actuelles des enseignants se dégradent de plus en plus, ce qui complexifie leur rapport avec le métier (Tardif, 2014). Cette complexité est liée, entre autres, au facteur humain avec lequel les enseignants ont à jongler quotidiennement. En effet, les interactions constantes avec les différents acteurs du milieu, et surtout avec les élèves, requiert non seulement le développement de compétences didactiques ou pédagogiques, mais aussi de compétences personnelles pour bien analyser les situations difficiles auxquelles ils sont confrontés, sachant que ces dernières les mènent, malheureusement, vers la détresse psychologique (Houlfort et Sauvé, 2010) ou le décrochage professionnel (Mukamurera, 2012). Néanmoins, certains enseignants éprouvent du bien-être en enseignement et réussissent à développer des forces de caractère qui constituent des traits cognitifs et non cognitifs liés à la personnalité. Ces dernières leur permettent de construire un sens au métier et d'exercer l'autorégulation nécessaire pour analyser les émotions vécues dans leur expérience professionnelle afin de persévérer (Goyette, 2014). Cette communication présentera en quoi la littératie émotionnelle peut constituer un outil pour favoriser le développement de compétences personnelles contribuant au bien-être des enseignants. Il sera donc question dans cette communication du développement des compétences en littératie et, plus précisément, des compétences en littératie émotionnelle.
La littératie se définit comme étant la capacité de lire, d’écrire et de communiquer efficacement, avec différents supports, dans la langue première afin de fonctionner dans le quotidien en réalisant ses buts et en exploitant son potentiel (Moreau, Hébert, Lépine et Ruel, 2013). La maîtrise des compétences en littératie est un enjeu sociétal, car elle est une condition fondamentale d’accès au savoir (UNESCO, 2008; Réseau canadien de recherche sur le langage et l’alphabétisation, 2009; Conseil canadien sur l’apprentissage, 2011). Sur le plan éducatif, la « compétence en littératie » désigne les capacités d’utiliser le langage et les images de formes riches et variées pour voir, écouter, parler, lire, écrire, comprendre, communiquer et penser de façon critique afin d’atteindre un but et de développer ses connaissances en classe, à l’école, à la maison ou dans la communauté (Hébert et Lafontaine, 2010; Ministère de l’Éducation de l’Ontario, 2005). Il est donc important de se questionner sur le développement de ces compétences dans divers milieux puisque, selon les résultats du Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (2012), plus de la moitié de la population québécoise de 16 à 65 ans possède des compétences insuffisantes en littératie pour participer activement au monde actuel (Statistique Canada, 2013).
Ce colloque, organisé par l’Équipe de recherche en littératie et inclusion (ERLI), désire rassembler des chercheurs, des étudiants de cycles supérieurs et des intervenants de divers organismes afin de réfléchir aux composantes des compétences en littératie et à la façon dont elles se développent, tant dans les milieux scolaires qu’extrascolaires, inclusifs ou non. Dans un premier temps, une table ronde à laquelle participeront des chercheurs et des praticiens provenant de divers milieux sera proposée. Dans un deuxième temps, des communications scientifiques qui portent sur le développement des compétences en littératie seront présentées.
Titre du colloque :
Thème du colloque :