Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Sarah Landry : Université de Montréal
La pensée sociale réfère à la capacité de réfléchir à son environnement social et aux évènements qui y surviennent. Elle repose sur un ensemble d'habiletés complexes (i.e. prise de perspective d'autrui, prosocialité et capacité de résoudre des problèmes sociaux) liées tant au développement de l'enfant qu'à ses expériences sociales. À cinq ans, l'enfant n'a pas encore cette capacité de réfléchir sur le monde social et cela se répercute sur les actions qu'il pose lors de ses échanges avec les autres voire, sur son adaptation socioscolaire. La présentation proposée a pour but de contribuer à la réflexion entourant le développement global de l'enfant qui amorce son parcours scolaire en se centrant sur certaines habiletés liées à la pensée sociale (i.e. prise de perspective d'autrui, prosocialité et résolution de problèmes sociaux). Pour ce faire, nous tracerons un portrait de la pensée sociale d'enfants qui fréquentent la maternelle cinq ans sur la base de données recueillies auprès de 72 enfants (43 garçons et 29 filles) (M= 68 mois, ET= 3,55) en milieu d'année scolaire (janvier). Nous préciserons la méthodologie utilisée et soulignerons certains des résultats qui découlent des analyses effectuées. Une discussion concernant les implications éducatives à l'éducation préscolaire et les avenues de recherche terminera la présentation.
L’Enquête québécoise sur le développement des enfants de la maternelle (EQDEM) révèle qu’un enfant sur quatre est vulnérable dans au moins un domaine de développement parmi les cinq évalués (Simard et al., 2013). Pourtant, depuis 1981, le programme d’éducation préscolaire (MEQ, 1981; MELS, 2006) vise précisément à favoriser le développement global de l’enfant en l’aidant à exploiter l’ensemble de son potentiel, un objectif partagé par le programme éducatif des services de garde à la petite enfance (MFA, 2007) et celui de la maternelle 4 ans à temps plein (MELS, 2013) implanté en milieux défavorisés. Bien que, selon les régions du Québec, on observe certaines variations quant aux dimensions du développement pour lesquelles les enfants bénéficieraient de soutien, la situation est préoccupante. En effet, près de la moitié des enfants vulnérables dans au moins un domaine présenterait un rendement scolaire inférieur à la moyenne en 4e année du primaire, comparativement à seulement 14 % chez les enfants qui ne présentent aucune vulnérabilité en maternelle (Desrosiers et al., 2012).
Ce colloque aborde un enjeu actuel et vise à réunir des chercheurs qui s’intéressent à différentes dimensions du développement et qui désirent mettre en lumière les résultats de leurs travaux afin d’en dégager de nouvelles avenues pour soutenir le développement de l’enfant d’âge préscolaire. Quelles pistes d’action émergent de ces travaux? Ces pistes sont-elles similaires selon la dimension du développement considérée? Quelle analyse intégrative peut-on faire des résultats et quelle compréhension s’en dégage-t-il? Le colloque ne s’intéresse pas aux programmes de prévention existants, mais se veut un moment pour « sortir des sentiers battus » et réfléchir collectivement au sens des résultats issus de la recherche fondamentale en développement de l’enfant.
Thème du colloque :