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L'Arctique canadien est-il un territoire d'investissement prioritaire pour les entreprises chinoises?

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Pierre-Louis Têtu : Université Laval

Résumé de la communication

La demande chinoise en matières premières a considérablement augmenté au cours des dix dernières années. Durant cette période, les investissements directs à l'étranger (IDE) chinois dans le secteur minier dans l'Arctique canadien ont provoqué l'ire des médias et de la population canadienne. Dans un contexte de fonte de la banquise arctique, la Chine, par l'intermédiaire de ses entreprises, tenterait de s'accaparer les matières premières en ignorant les règles du marché. Fantasme ou réalité? L'absence d'études empiriques sur ce thème limite notre compréhension de ce phénomène. La Chine, premier producteur mondial de minerai de fer, n'arrive pas à répondre à l'importante demande domestique des aciéries chinoises. Les résultats montrent que si Pékin a considérablement restreint ses exportations de minerai de fer ces dernières années, il n'en demeure pas moins qu'elle importe près de 60% de sa demande domestique, dont près de la moitié d'Australie. L'étude de la stratégie d'approvisionnement chinoise pour ce minerai soulève également une importante question logistique à la clé. Entre 2005 et 2013, les IDE chinois se concentraient dans l'environnement régional eurasien et en Océanie. La région Arctique canadienne n'apparaît pas comme un territoire prioritaire pour les entreprises chinoises. S'il est indéniable que les ressources de l'Arctique canadien deviennent de plus en plus accessibles, l'ampleur de l'exploitation et du transport des matières extraites demeure spéculatif

Résumé du colloque

Bien que difficile à délimiter précisément, le Nord québécois est un immense territoire qui couvre plus des deux-tiers de la superficie de la province. Très peu peuplé et largement méconnu, ce milieu physique et humain contient des paysages, des ressources et des écosystèmes uniques, accueillant à la fois des cultures ancestrales et de nouvelles populations. Que l’on soit enthousiaste ou sceptique face au Plan Nord du gouvernement québécois, il n’en demeure pas moins que cette politique de développement a mis en branle un renouveau d’intérêt à l'égard de ce milieu géographique singulier.

Mais doit-on d’emblée parler d’un milieu ou des milieux géographiques de l’espace nordique péninsulaire? En effet, l’existence de la région administrative du Nord-du-Québec cache une réalité régionale des plus diversifiées incluant les territoires du Moyen-Nord. Ainsi, il y a de grandes différences entre l’Eeyou Istchee-Jamésie, le Nunavik et les corridors miniers de la Côte-Nord. Cette complexité régionale ne doit pas faire oublier les enjeux communs tels que l’isolement, les problèmes de transport et les services publics limités. Le Nord québécois, c’est aussi un milieu social où les autochtones (Inuit, Cris, Innus et Naskapis) sont très présents, voire majoritaires au sein de plusieurs collectivités.

Plusieurs défis se présentent dans le Nord québécois : des défis « géotechniques » liés à la construction et au maintien d’infrastructures en milieu soumis au pergélisol et aux changements climatiques, des défis environnementaux associés aux grands barrages ou aux exploitations minières, et des défis socioéconomiques se répercutant sur l’emploi et le bien-être au sein des collectivités. Dans ce contexte, plusieurs phénomènes restent à expliquer et de nombreuses questions sont à débattre afin de mieux comprendre le Nord québécois, qu’on le perçoive comme un milieu de vie à consolider, une nature sauvage à préserver ou un gigantesque bassin de ressources à exploiter.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 28 mai 2015

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