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Le modelage métacognitif comme méthode d'enseignement de la pensée critique

MC

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Marie-Claude Chénier : Cégep de Rimouski

Résumé de la communication

Dans un contexte de rédaction, les étudiantes et les étudiants doivent livrer uneproduction achevée, une pensée «déposée» ne portant plus la marque de la confusion ni de lacontradiction. La production d'un texte argumentatif demande un travail de réflexion quin'apparaît pas: l'évaluation de ses arguments, des présupposés qu'ils contiennent, desconséquences, des définitions et, plus globalement, de sa stratégie argumentative. Il semble que,pour plusieurs étudiantes et étudiants, ce travail n'est pas au point ce qui les expose à des risquesaccrus d'erreur de toute sorte. Le modelage métacognitif, parce qu'il consiste à rendre explicite ledialogue intérieur de l'enseignant(e) qui réfléchit, est une méthode d'enseignement qui permettraitaux élèves de mieux construire, organiser et évaluer leurs arguments. Cette méthode rendraitaussi plus compréhensibles les textes à l'étude. En contribuant à rendre «visible» la démarche del'auteur(e), l'enseignant(e) permettrait aux étudiantes et étudiants de mieux saisir le sens, laportée, la suffisance et l'organisation des arguments développés. Lafortune, Jacob et Hébert(2000) stipulent que l'étudiant(e) ayant «développé des habiletés métacognitives» est celui qui«se pose des questions sur les procédures qu'il utilise, sur ses capacités, sur ses résultats». C'estaussi «celui qui est capable d'évaluer son degré de compréhension et de reconnaître ses forces etses faiblesses».

Résumé du colloque

L’expérience trouve son origine dans la connaissance sensible. Elle est particulière à chacun, et pourtant elle conduit à la connaissance scientifique universelle. Sans le secours du langage, elle reste inaccessible, mais le langage lui-même semble provenir d’elle. Données à jamais privées ou clef de voute de toute connaissance possible, la question de l’expérience est au centre d’une multitude de théories philosophiques fondamentales.

Toute personne ayant acquis un niveau d’expérience pertinente reconnu est considérée comme un expert, mais à quoi tient l’expertise? Qui sont les experts et qu’implique la détermination de leur statut épistémologique? Selon quel critère la communauté fait-elle d’un individu un expert? Quels droits et privilèges exerce-t-il dans une société démocratique? La question de l’expertise, bien qu’au centre du domaine de l’épistémologie, peut être abordée tant par le féminisme, par la philosophie des sciences, que par la philosophie politique.

Quant à l’expérimentation, elle désigne une expérience d’un type particulier : une expérience que l’on contrôle et réalise afin de « régler » certaines questions. L’expérimentation est une méthode puissante pour guider la connaissance et l’action. Toutefois, le lien qu’elle entretient avec la théorie dont elle découle est complexe. Les inférences sous-jacentes sont-elles toujours légitimes et suffisantes? De plus, les conditions des expérimentations soulèvent de graves questions éthiques. Qu’elles impliquent des sujets humains ou animaux, les expérimentations pharmaceutiques, par exemple, réduisent ces êtres à des outils scientifiques et peuvent dépasser une barrière éthique sous le couvert d’objectifs médicaux touchant une plus grande masse.

Le thème que représente la combinaison des concepts d’expérience, d’expertise et d’expérimentation que propose la Société de philosophie du Québec pour son congrès 2015 peut être déployé de manière multiple et propre à interpeller tous les champs de la philosophie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 28 mai 2015

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