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Marie-Michèle Couture : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Il est d'ores et déjà admis que les défis auxquels sont confrontés la société et les chercheurs sont de plus en plus transversaux et complexes. En effet, dans un monde interconnecté et en rapide évolution, tout un chacun aspire à une gouvernance et à des organisations qui respectent les valeurs et la diversité dans un esprit d'inclusion, tout en faisant la promotion de la créativité, de l'innovation et de la prospérité dans des communautés durables et résilientes. Donc, il appert qu'une approche scientifique d'anticipation/conception devrait pouvoir s'imposer, mais encore faut-il justifier et soutenir cette posture si différente des conventions généralement admises. Au-delà de considérations méthodologiques strictes, ces conditions pourraient bien être l'occasion de revisiter la démarche scientifique classique dans l'espoir de favoriser la transférabilité des connaissances, particulièrement en sciences de gestion. Partant d'une réflexion sur la Science de l'artificiel, le raisonnement abductif, le constructivisme pragmatique et la pensée complexe, la présente communication aboutit sur un processus de recherche pour capitaliser scientifiquement l'expérience vécue de praticiens. Dans un travail réflexif continu et en différents temps (questionnement, investigation, reformulation, interprétation, théorisation, communication et activation), la démarche d'étude expérientielle se veut d'abord et avant tout utile pour la mise en cohérence des savoirs pratiques et théoriques.
Malgré le nombre croissant de nouveaux chercheurs (ACES, 2003), l’écart entre la recherche scientifique et la pratique demeure important, notamment dans les sciences de la gestion. Dans ces conditions, comment est-il possible de prétendre développer de nouvelles connaissances avant même que les gestionnaires soient confrontés à une prise de décision liée à des problématiques émergentes?
Ainsi, il devient pertinent d’échanger et de réfléchir au sujet de la mise en place de pratiques et de structures agissant comme des passerelles qui favoriseraient le rapprochement entre les chercheurs et leurs terrains (CRSH, 2006; Tamburri, 2013). Comment les chercheurs en administration ou en gestion pourraient-ils s’intéresser à des problématiques pour lesquelles il y aura des retombées scientifiques et sociales pertinentes? Que peuvent-ils faire pour aborder les problématiques complexes vécues par les gestionnaires? Comment encourager ce type de recherche? En quoi les résultats pourraient-ils permettre le développement de théories assez solides pour assurer une prise de décision éclairée chez les gestionnaires? Voilà quelques questions qui seront traitées lors de ce colloque organisé par l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) au cours du 83e congrès de l’Acfas, qui se tiendra à Rimouski.