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Kim Doiron : UQAR - Université du Québec à Rimouski
La formation d'un biofilm bactérien est un phénomène commun à la majorité des matériaux en présence d'humidité et de microorganismes, plus de 99 % des bactéries adoptant ce mode de vie. Les biofilms peuvent être définis comme des populations microbiennes adhérées entre elles ou à des surfaces ou des interfaces recouvertes par une matrice extracellulaire. Cette adhésion leur confère un microenvironnement protecteur contre de possibles attaques de leurs milieux environnants tels que la dessiccation, les rayons UV ainsi que les antibiotiques. Par conséquent, les biofilms microbiens sont omniprésents dans nos environnements proches et sont responsables de nombreuses maladies humaines ainsi que d'infections liées à l'utilisation de matériels médicaux. Toutefois, dans les environnements aquatiques, selon les espèces concernées et l'attachement des organismes, les biofilms peuvent représenter une nuisance pour le milieu tel que la détérioration prématurée des surfaces métalliques ou un bénéfice en servant de ressource nutritive pour d'autres organismes aquatiques tels que les larves de mollusques et de poissons. Tandis que dans les milieux côtiers, les biofilms sont nécessaires au maintien des sédiments face aux forces d'érosion hydrodynamiques. La question peut se poser au sujet de ces deux problématiques antagonistes : est-ce que le biofilm bactérien devrait être éradiqué ou conservé?
Ce colloque soulignera la contribution des diplômés des programmes de biologie de l’UQAR qui travaillent dans différents domaines principalement au Québec et au Canada, mais aussi à l’étranger. Ce colloque multithématique illustrera l’importante contribution de nos biologistes à l’avancement des sciences fondamentales et appliquées. Cet événement présentera une grande diversité des travaux de recherche que mènent nos diplômés depuis près d’un demi-siècle. La diversité des thèmes abordés (p. ex. : sciences marines, zoologie, écologie et gestion de la faune, botanique et écologie végétale, biochimie, physiologie animale et biologie moléculaire) permettra aux participants de partager et d’échanger des connaissances innovantes en plus de renforcer un réseau de chercheurs et praticiens issus de plusieurs cohortes – voire générations! – de diplômés.