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Les Modernes ont-ils surpassé les Anciens? Une lecture de De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales de Madame de Staël

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Maud Brunet-Fontaine : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Dans De la littérature, Madame de Staël soutient la supériorité des Anciens dans le domaine de l'imagination et ce qui en découle (beaux arts, poésie). Les Modernes semblent en effet voués à « recommencer les Anciens », à se baser toujours sur leurs modèles, à réutiliser les mêmes images et le même genre de descriptions. C'est plutôt par leurs idées, et l'impact positif qu'elles ont sur les mœurs, que les Modernes surpasseraient les Anciens, l'espèce humaine étant indéfiniment perfectible sur le sol de la pensée, mais point sur celui de l'imagination. Madame de Staël écrira donc que la principale contribution des Modernes à la littérature réside dans le déploiement de la sensibilité.

Nous nous intéresserons donc à ce progrès de la sensibilité chez les Modernes présenté par Madame de Staël. Plus précisément, nous voulons étudier l'introduction littéraire de la sensibilité par les Modernes et voir si elle fait tomber ou non la continuité entre les Anciens et les Modernes au niveau de l'imagination. La sensibilité, le roman introduisent-ils une nouvelle forme d'imagination, perfectionnent-ils ce qui était prétendu imperfectible ou relèvent-ils d'abord et surtout du domaine des idées et non de l'imagination? Bref, les Anciens sont-ils supérieurs aux Modernes dans la sphère de l'imagination, tel que Madame de Staël le laisse entendre, ou les Modernes les surpassent-ils en tout point?

Résumé du colloque

L’expérience trouve son origine dans la connaissance sensible. Elle est particulière à chacun, et pourtant elle conduit à la connaissance scientifique universelle. Sans le secours du langage, elle reste inaccessible, mais le langage lui-même semble provenir d’elle. Données à jamais privées ou clef de voute de toute connaissance possible, la question de l’expérience est au centre d’une multitude de théories philosophiques fondamentales.

Toute personne ayant acquis un niveau d’expérience pertinente reconnu est considérée comme un expert, mais à quoi tient l’expertise? Qui sont les experts et qu’implique la détermination de leur statut épistémologique? Selon quel critère la communauté fait-elle d’un individu un expert? Quels droits et privilèges exerce-t-il dans une société démocratique? La question de l’expertise, bien qu’au centre du domaine de l’épistémologie, peut être abordée tant par le féminisme, par la philosophie des sciences, que par la philosophie politique.

Quant à l’expérimentation, elle désigne une expérience d’un type particulier : une expérience que l’on contrôle et réalise afin de « régler » certaines questions. L’expérimentation est une méthode puissante pour guider la connaissance et l’action. Toutefois, le lien qu’elle entretient avec la théorie dont elle découle est complexe. Les inférences sous-jacentes sont-elles toujours légitimes et suffisantes? De plus, les conditions des expérimentations soulèvent de graves questions éthiques. Qu’elles impliquent des sujets humains ou animaux, les expérimentations pharmaceutiques, par exemple, réduisent ces êtres à des outils scientifiques et peuvent dépasser une barrière éthique sous le couvert d’objectifs médicaux touchant une plus grande masse.

Le thème que représente la combinaison des concepts d’expérience, d’expertise et d’expérimentation que propose la Société de philosophie du Québec pour son congrès 2015 peut être déployé de manière multiple et propre à interpeller tous les champs de la philosophie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 28 mai 2015

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