Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Lucile Mineo-Kleiner : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Suite aux ravages de la tempête Xynthia (2010) en France, le gouvernement a adopté la « Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte : vers la relocalisation des activités et des biens » en 2012. Un appel à projets destiné aux collectivités territoriales a été lancé pour encourager des démarches s'inscrivant dans l'esprit de ce texte. La relocalisation y est définie comme consistant « à reculer les activités et les biens sur le territoire à une distance suffisante vers l'arrière-pays afin de les mettre à l'abri des risques qu'ils peuvent encourir face à la mer à plus ou moins long terme ». Elle se traduirait par un projet de territoire intégrant les risques côtiers. L'objectif de ce travail est de confronter cette stratégie aux réalités du terrain à travers le suivi des quatre réponses métropolitaines de l'appel à projets. Les résultats présentés sont issus de l'observation de réunions de comités de suivi, de la réalisation d'entretiens auprès d'acteurs institutionnels et d'une enquête auprès des habitants. La relocalisation ne se heurte pas seulement aux difficultés liées à la maitrise du foncier et au droit de propriété privée. Sa mise en œuvre relève d'échelles spatiales et temporelles complexes et doit faire face à de multiples difficultés en termes de compétences, de moyens humains et financiers, de dynamiques des acteurs et d'acceptabilité sociale.
Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec
Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.
Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.
Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.
Titre du colloque :
Thème du colloque :