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L'industrie de la charité : entre bienfaisance et malveillance

RL

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Richard-Marc Lacasse : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

En Amérique du Nord, plus d'un million d'organismes de charité collectent des dons pour gens atteints de cancer, pour enfants malades, pour vétérans sans-abri, pour banques alimentaires, pour victimes de séismes ainsi de suite. Ce secteur d'activité est même devenu incontournable dans l'économie sociale. À chaque année, c'est la ribambelle des campagnes de financement innovantes pour recueillir des centaines de milliards de dollars. Jusqu'à présent, peu d'études ont analysé la gouvernance, l'opacité, la moralité et les supercheries dans ce secteur d'activité. Nos interrogations portent sur la complexité des structures, sur l'entrelacement des processus et sur les pratiques douteuses de certains organismes de charité. Peu de chercheurs osent étudier les missions nébuleuses, la transparence et la traçabilité des fonds gérés par les agents des organismes de bienfaisance. En 2012 l'Agence du revenu du Canada a admis qu'il y a eu, dans le secteur de la bienfaisance, plus de 5 milliards de dollars en fraudes en sept ans. La législation actuelle ne permet pas une transparence au niveau des salaires des cadres (agents), de la traçabilité des dons et de l'impact social des interventions sur le terrain. Il est pratiquement impossible pour un donateur de connaître les centaines d'organismes trouvées coupables de fraudes fiscales. Cette recherche porte sur la compréhension de la gouvernance des organismes délinquants oeuvrant en Amérique du Nord et étudie l'éthique des organismes de bienfaisance.

Résumé du colloque

L’innovation, en tant que processus particulier d’adaptation aux changements sociaux, est définie par Schumpeter (1934 : 65) comme une « nouvelle combinaison » de ressources. Celle-ci peut émerger du développement de nouveaux produits, modes de production ou sources d’approvisionnement, ou encore de l’exploration de nouveaux marchés ou formes d’organisation. Comme les plus grandes formes d’innovation sont souvent le produit d’une succession d’innovations (Kline & Tosenberg, 1986), elles sont davantage perçues comme un processus plutôt qu’une action ponctuelle. Le délinquant, tout comme n’importe quel acteur social, peut avoir recours à cette forme d’adaptation pour évoluer dans son environnement, ainsi que pour surmonter les contraintes liées à celui-ci. L’innovation prend alors la forme d’une modification du script criminel où certaines phases sont omises, permutées ou encore transformées.

Cette évolution de la délinquance amène les chercheurs à faire eux aussi preuve d’innovation à travers le développement de nouvelles connaissances théoriques et méthodologiques. Leur travail vise à améliorer la compréhension des processus de développement de l’innovation, c’est-à-dire l’identification des ressources mobilisées, des mises en application et des principaux vecteurs de diffusion (Carlsson et al., 2002).

L’innovation joue un rôle important dans l’avancement des connaissances en criminologie et nous discuterons, tout au long de ce colloque, du rôle de l’innovation à travers les trois thématiques suivantes : 1) l’actualisation des connaissances sur l’innovation de la délinquance et des délinquants; 2) les approches théoriques innovatrices en criminologie; et 3) les nouvelles méthodologies de recherche en criminologie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 28 mai 2015

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